OM humilié en Ligue des champions : la colère d’Éric Di Méco sonne l’alarme

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Aricle écrit par Maxime Nauzit

L’Olympique de Marseille replonge dans ses vieux démons européens. Écrasé 3-0 par Bruges lors de la dernière journée de la Ligue des champions 2025-2026, le club phocéen est éliminé d’une compétition dont il pensait encore maîtriser le destin. Un échec retentissant qui a fait bondir Éric Di Méco, légende de l’OM et consultant pour RMC.

Une élimination sur fond de désastre tactique et mental

Le retour de l’OM en phase de ligue à 36 clubs de la nouvelle mouture de la Ligue des champions aurait dû être une fête. Le scénario est devenu un cauchemar. Face à une équipe brugeoise appliquée mais loin d’être transcendante, les Marseillais ont déjoué, encaissant trois buts sans jamais montrer de réaction. Un naufrage collectif, sans leadership ni intensité – des ingrédients pourtant attendus à ce stade de la compétition.

Les hommes de Roberto De Zerbi, arrivé au club l’été dernier avec une promesse de spectacle et d’intensité, semblent encore en rodage. Pire, certains choix de l’Italien interrogent : pourquoi avoir laissé Ounahi sur le banc alors qu’il avait été si influent lors des précédents matches européens ? Où était l’impact de Rongier ou Veretout dans l’entrejeu ? Avec une seule victoire sur les quatre derniers matches européens, l’OM finit 25e à l’issue de cette phase de ligue, manquant de justesse l’accès aux barrages, au profit de Benfica, miraculeux vainqueur du Real Madrid grâce à un but… de son gardien Anatoliy Trubin !

Di Méco en furie : « C’est la honte de l’OM en Coupe d’Europe »

Si les supporters étaient déjà abattus, Éric Di Méco a lui complètement craqué au micro de RMC. L’ancien défenseur marseillais, vainqueur de la C1 en 1993, n’a pas mâché ses mots : « C’est la honte de l’OM en Coupe d’Europe. On est la première équipe française à ne pas se qualifier dans une formule où tout le monde passe ! » s’est-il emporté.

Dans une tirade devenue virale, Di Méco livre une confession sincère et douloureuse : « Pourquoi je m’inflige ça à 62 ans ? On est les cons de la soirée. » Ce sont des mots forts venant d’un homme qui connaît le prix du maillot marseillais. Et ses paroles ont trouvé un large écho auprès des fidèles de l’Orange Vélodrome. Des supporters à qui on avait promis une campagne européenne ambitieuse, voire excitante.

Son analyse met aussi en lumière l’écart croissant entre les ambitions proclamées par la direction (Pablo Longoria en tête) et la réalité du terrain. Là où le PSG, éternel rival, s’est qualifié avec autorité cette saison, l’OM s’est laissé manger par une équipe supposément inférieure, replongeant dans ses travers historiques. Ce contraste saisissant relance le débat sur la capacité structurelle de l’OM à performer durablement en Europe dans ce nouveau format.

L’impact de cette élimination sur la saison

Sortie prématurée de la Ligue des champions, l’OM va devoir se concentrer sur les compétitions domestiques (Ligue 1 et Coupe de France). Seulement, la dynamique actuelle n’incite guère à l’optimisme. De Zerbi peine à donner une identité claire à son groupe et la pression remonte autour de Longoria, dont le recrutement est jugé inégal.

Surtout, cette contre-performance coûte chère en termes de revenus UEFA, avec un manque à gagner estimé entre 8 et 15 millions d’euros. Au-delà du manque de prestige, c’est un trou budgétaire qui pourrait impacter le mercato hivernal, et donc les ambitions nationales. Une donnée que le PSG, bien plus armé financièrement et sportivement, saura exploiter dans une saison où chaque point de Ligue 1 compte dans la course au titre… et à la suprématie nationale. Pour l’OM, le choc est immense : « Si même des anciens comme Di Méco flanchent, que reste-t-il de cette institution ? » s’interroge un ancien dirigeant, sous couvert d’anonymat (source : La Provence).

Le printemps européen se fera sans l’OM. Encore une fois. Une déception immense, lourde de conséquences, sur le terrain comme en coulisses…

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