OM : humilié en Ligue des Champions, De Zerbi claque la vérité sur son avenir

Photo of author

Aricle écrit par Maxime Nauzit

La claque reçue en Belgique continue de faire trembler la Canebière. Trois jours après la désillusion à Bruges, l’OM tente de sauver les meubles avant un enchaînement délicat entre Ligue 1 et Coupe d’Europe. Alors que les rumeurs de départ enflaient, Roberto De Zerbi a tenu à mettre les choses au clair en conférence de presse. Le technicien italien n’élude rien : ni sa responsabilité, ni les tensions internes, ni les doutes sur son avenir marseillais.

Une humiliation européenne qui laisse des traces

Le 3-0 infligé par le Club Bruges a fait l’effet d’un séisme. Pourtant, l’OM semblait lancé après avoir dominé Lens (2-0) en championnat quelques jours plus tôt. La perspective des barrages de la Ligue des Champions 2025-2026 paraissait accessible. Mais rien ne s’est passé comme prévu. Une prestation indigne sur la pelouse belge et une élimination cruelle validée par un but du gardien du Benfica face au Real ont précipité Marseille vers la sortie. D’un coup, l’objectif prioritaire de la saison s’envole.

Pour un club encore marqué par ses saisons européennes en dents de scie et toujours hanté par sa dernière finale perdue en Ligue Europa, cette élimination prématurée est un coup dur pour la crédibilité du projet Longoria-Benatia. L’opprobre s’est également abattu sur De Zerbi, arrivé à l’été 2025 avec la promesse d’un OM plus séduisant, plus ambitieux sur le continent. Devant les micros, il a assumé :

« C’est aussi en partie de ma faute. Je suis encore là. On s’est réunis avec Pablo et Mehdi pour trouver des solutions », a-t-il déclaré, selon L’Équipe.

De Zerbi reste… pour l’instant

Pas de fuite en avant : De Zerbi reste en poste. Pour le match contre le Paris FC en championnat, il sera sur le banc. Et au-delà. Mais à quel prix ? « Je ne sais pas si je suis l’entraîneur idéal pour l’OM », lâche l’entraîneur italien, dans une rare franchise. Ce doute glissé entre les lignes reflète une inquiétude plus profonde. Car si Marseille peut encore viser une qualification européenne via la Ligue 1 — ou potentiellement en Ligue Europa si les barrages sont requalifiés —, cette inconstance inquiète.

Le manque de régularité évoqué par De Zerbi est réel. L’OM version 2025-2026 présente un visage séduisant par séquences, mais trop fluctuant pour tenir un cap élevé sur la durée. Là où le PSG, rival honni, maîtrise l’art de la domination nationale et structure déjà son printemps européen autour de Mbappé et Vitinha, l’OM se cherche encore un leader, un style durable… et désormais, une stabilité au poste d’entraîneur.

Un OM sous pression sur tous les tableaux

Le choc psychologique aura-t-il des effets bénéfiques ou délétères ? Tout l’enjeu pour De Zerbi est là. Avec un effectif remodelé à l’intersaison — intégration difficile de Kökçü et irrégularité de Ndiaye —, la mayonnaise ne prend pas toujours. Le coach italien, connu pour ses principes de jeu exigeants, doit désormais faire des compromis. Il l’a dit : « On ne se fait pas pardonner par les résultats, mais par le jeu. » Le message est clair, mais dangereux dans une ville où les résultats sont rois.

Les prochaines semaines seront décisives, avec un calendrier chargé face à Paris FC, Rennes et un double affrontement crucial contre l’OGC Nice. L’OM devra enchaîner pour relancer la machine. Et ne pas voir le gouffre se creuser avec le PSG en tête de Ligue 1.

Conclusion : De Zerbi joue gros. Très gros. S’il reste fidèle à ses principes, il doit désormais obtenir des résultats. Son avenir à l’OM est suspendu à une reprise en main rapide, et à une capacité à fédérer un groupe encore marqué par la déroute européenne. En attendant, une chose est sûre : l’OM ne peut plus se permettre un nouveau naufrage. Paris est loin, mais l’OM ne peut pas abdiquer dès le mois d’août.

Laisser un commentaire