OM : Balerdi sur la sellette après le fiasco de Bruges, De Zerbi serre la vis

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Aricle écrit par Maxime Nauzit

Le cataclysme vécu par l’Olympique de Marseille à Bruges (3-0) lors du dernier match de Ligue des Champions n’est pas sans conséquences. Parmi les symboles de cette débâcle, Leonardo Balerdi, capitaine sur le terrain, est particulièrement ciblé. Entre les critiques cinglantes de Medhi Benatia et les choix tactiques tranchés de Roberto De Zerbi, le défenseur argentin semble faire les frais d’un tournant stratégique majeur au sein de l’effectif phocéen en cette saison 2025-2026. Retour sur une situation explosive, aux répercussions bien plus larges qu’il n’y paraît.

Balerdi, de capitaine à bouc émissaire

Alors que l’OM rêvait d’un printemps européen dans la plus prestigieuse des compétitions, la gifle reçue sur la pelouse du Club Bruges a brutalement ramené le club à la réalité. Une élimination cinglante dès la phase de groupes qui a laissé des traces. Et c’est Leonardo Balerdi, capitaine ce soir-là, qui cristallise aujourd’hui les critiques.

Medhi Benatia, conseiller sportif du club, n’a pas mâché ses mots. Interrogé par La Provence au lendemain de la défaite, il a lâché : « Une soirée de m***e, une faute professionnelle. Certains joueurs doivent se regarder dans la glace. » Une déclaration qui, selon OM_Fada et Top Mercato, visait en grande partie Balerdi, dont la performance « trop timorée » a été jugée indigne du brassard qu’il portait.

Ce fiasco s’ajoute à un historique de tensions latentes entre le défenseur et le staff. De Zerbi, peu convaincu par la régularité du numéro 5, a régulièrement souligné en conférence de presse les manques de leadership du joueur, notamment face à l’adversité. Cette tendance semble avoir tourné à la sanction sportive.

De Zerbi change de cap : Pavard, Aguerd et Medina dans la hiérarchie

L’entraîneur italien ne s’en cache plus : l’heure est à la reconstruction défensive. Exit le schéma à trois centraux, direction une défense à quatre plus classique, avec un quatuor aligné autour de Benjamin Pavard, Nayef Aguerd, Facundo Medina et Timothy Weah. Un choix à la fois tactique et disciplinaire.

Ce repositionnement pénalise directement Balerdi, relégué sur le banc pour la réception prochaine du Paris FC, rencontre cruciale pour continuer à coller au haut de tableau en Ligue 1. Avec les ambitions affichées de recoller au PSG dans la course au titre — rival éternel et actuellement leader du championnat — chaque choix est stratégique.

Pour l’Argentin, cette mise à l’écart est un signal fort. Interrogé par L’Équipe, un membre du staff (resté anonyme) explique : « De Zerbi veut des joueurs qui répondent présents dans les gros matchs. Après Bruges, il fallait trancher. » Le message est clair : le temps du statut est révolu, seul compte le rendement.

Et maintenant ? Un avenir en pointillés pour Balerdi

L’OM entame une séquence intense entre Ligue 1 et Coupe de France, où l’équilibre défensif sera une priorité. Balerdi pourrait retrouver quelques minutes dans des matchs à rotation, mais la dynamique est clairement en sa défaveur. À l’approche du mercato d’hiver 2026, la possibilité d’un départ ne peut plus être exclue.

La situation interpelle par ailleurs au regard de la rivalité historique avec le PSG. Alors que la défense parisienne (Skriniar, Marquinhos, Lucas Beraldo) affiche une stabilité impressionnante, Marseille, pour espérer rivaliser, ne peut se permettre de telles failles structurelles, ni de leaders vacillants. En interne, la remise en question du brassard de capitaine est même évoquée — une décision qui pourrait cristalliser une nouvelle étape dans la mue de l’équipe olympienne.

En attendant, Leonardo Balerdi devra démontrer une force de caractère qui lui a été trop souvent reprochée. Avec un De Zerbi qui ne tergiverse pas, l’heure est à la reconquête… ou à la porte.

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