Depuis quelques jours, la planète foot était en ébullition : Roberto De Zerbi allait-il quitter l’Olympique de Marseille après l’humiliation subie à Bruges (3-0) et l’élimination en Ligue des champions ? Finalement non, l’entraîneur italien reste à son poste, preuve d’une volonté commune avec la direction de continuer le travail. Retour en profondeur sur un épisode révélateur des tensions internes et des ambitions du club phocéen pour cette saison 2025-2026.
De Zerbi a-t-il vraiment songé à la démission ? Retour sur un épisode tendu
Le naufrage à Bruges n’a laissé personne indifférent du côté de la Canebière. Une élimination de la Ligue des champions dès les barrages, sur un score sans appel, a jeté un froid dans les travées du Vélodrome… et dans les couloirs de la Commanderie. Selon les informations de La Minute OM, Roberto De Zerbi a été profondément ébranlé, au point d’entamer une réflexion personnelle sur son avenir marseillais.
Toutefois, si moment de doute il y a eu, l’Italien n’a jamais proposé sa démission. Malade jeudi (ce qui explique son absence remarquée à Clairefontaine), De Zerbi a bien été présent lors d’une réunion de crise organisée dans la nuit du 30 janvier, en compagnie de Pablo Longoria et Mehdi Benatia. L’objectif ? Calmer les tensions, valider la continuité du projet et rappeler la confiance de la direction en son entraîneur.
En conférence de presse, l’ancien coach de Brighton a assumé : « J’ai voulu fortement venir à Marseille. Je suis toujours là. Ce match est aussi en partie de ma faute. On fera tout pour repartir. » Une déclaration lucide qui montre, malgré les turbulences, que De Zerbi n’a rien perdu de sa motivation.
Un effectif en mutation et des ambitions à reconfirmer
Oui, l’OM version 2025-2026 peine à trouver la régularité nécessaire pour rivaliser avec les cadors européens. Pourtant, tout n’est pas à jeter dans cette première partie de saison. De Zerbi l’a rappelé : « Cet été, on a changé 12 joueurs. Il faut une continuité, une cohésion. Ce n’est pas une excuse, mais un constat. »
Avec les arrivées hivernales de Quinten Timber et Ethan Nwaneri, l’OM tente de renforcer l’assise technique de son milieu de terrain. En revanche, il devra composer face au Paris FC sans Angel Gomes (suspendu), Emerson Palmieri (blessé) et Darryl Bakola (en partance). Un test important pour relancer le collectif et ramener de la sérénité dans un vestiaire encore sous pression.
Le groupe retenu pour ce duel contre le PFC démontre toute la richesse – et parfois l’instabilité – de l’effectif olympien, partagé entre jeunes promesses comme Nwaneri, et cadres installés tels que Hojbjerg, Kondogbia ou Aubameyang. La cohésion semble encore fragile, mais De Zerbi reste convaincu que le projet sportif est sur les bons rails.
Quel impact pour la suite de la saison ?
Le feuilleton De Zerbi prend fin – pour l’instant – avec sa confirmation au poste. Mais il soulève des questions fondamentales sur la stratégie de l’OM dans cette saison 2025-2026. En Ligue 1, les Olympiens sont encore dans la course à l’Europe, bien que distancés par un PSG toujours aussi dominateur, emmené par Mbappé et ses nouvelles recrues galactiques. Cette rivalité historique reste un point d’ancrage de la saison, chaque faux pas de l’OM creusant un peu plus l’écart avec l’ennemi parisien.
Enfin, en Coupe de France, la marge d’erreur est inexistante. L’après-Bruges nécessite une réaction d’orgueil, autant pour l’image du club que pour rassurer les supporters, frustrés par l’inconstance. La gestion de De Zerbi sera scrutée à la loupe, surtout dans les grands rendez-vous – et notamment face au PSG, déjà vainqueur de l’aller au Vélodrome cette saison.
Plus qu’un simple épisode de crise, cette semaine confirme que l’OM est encore à la croisée des chemins entre ambition et instabilité. Avec ou sans Ligue des champions, De Zerbi aura désormais l’énorme responsabilité de redonner une véritable identité à son équipe, et de défendre les couleurs olympiennes sur tous les fronts. Car à Marseille, plus qu’ailleurs, les promesses doivent être tenues… sous peine de finir dans la légende pour de mauvaises raisons.