L’Olympique de Marseille vit une saison 2025-2026 atypique, et pas forcément dans le bon sens. Malgré un effectif compétitif et une ambition affichée de jouer le podium, voire plus, un chiffre fait tâche : 6 buts encaissés dans le temps additionnel de la seconde période en Ligue 1, un triste record selon OptaJean. Symbole d’une fragilité mentale inquiétante, ce fléau coûte cher à l’OM, aussi bien en points qu’en crédibilité.
Des scénarios qui se répètent : l’OM s’écroule en fin de match
Ce week-end encore, le scénario a viré au cauchemar pour les joueurs de Gennaro Gattuso. Sur la pelouse du Paris FC, dans un match qu’ils semblaient maîtriser après deux buts signés Greenwood (18′) et Aubameyang (54′), les Marseillais ont fini par se faire rattraper sur un penalty de Kebbal à la 90+4′. Une semaine noire, seulement trois jours après une cruelle élimination en Ligue des champions.
Et ce n’est pas un cas isolé cette saison. Déjà contre Nantes, Reims ou encore Montpellier, l’OM a lâché des points dans les dernières minutes. Manque de maîtrise ? Problèmes de concentration ? Les scénarios se suivent et se ressemblent, reflétant une difficulté chronique à gérer les temps faibles. Ce mal récurrent ne fait que creuser l’écart avec un PSG plus constant, plus réaliste, souvent capable de tuer les matchs dans les ultimes instants.
Une statistique qui alerte : 6 buts concédés dans les arrêts de jeu
Selon OptaJean, l’OM a encaissé 6 buts dans le temps additionnel de la seconde période cette saison – plus que toute autre équipe de Ligue 1. Une donnée éloquente qui symbolise bien les limites de ce groupe marseillais. Ce chiffre est d’autant plus préoccupant que ces buts ont souvent changé l’issue des matchs : une victoire transformée en nul, ou un nul qui devient une défaite. Des points envolés qui pèsent lourd dans la course au podium.
Comment expliquer une telle défaillance ? Plusieurs facteurs entrent en ligne de compte. D’abord, les erreurs individuelles récurrentes en fin de match : mauvais dégagements, fautes inutiles, manque de lucidité. Ensuite, une gestion du coaching souvent critiquée : Gattuso semble peiner à verrouiller ses fins de rencontre. Enfin, une dimension mentale : l’équipe semble tétanisée dans les dernières minutes, comme si le doute s’installait au moment de conclure un match.
Des conséquences directes sur les ambitions de l’OM
L’addition est salée. Sur les 6 buts encaissés dans le temps additionnel, au moins 8 points ont été perdus par l’OM dans le sprint final de plusieurs matches. Et quand on sait que l’AS Monaco, Lille et Rennes sont aussi à la lutte pour la Ligue des champions, chaque unité compte. Ces errements mettent à mal le projet marseillais, pourtant bien lancé avec un effectif plus équilibré cette saison.
En comparaison, un club comme le PSG – éternel rival – gère beaucoup mieux ses fins de match. C’est l’une des grandes différences entre une équipe qui domine et une autre qui stagne : la capacité à tenir mentalement et physiquement sur 100 minutes de jeu. C’est là que se joue souvent la différence à haut niveau. Ce que doit comprendre l’OM, s’il veut recoller aux standards exigés par la Ligue des champions.
Quelles solutions pour Gattuso ?
Pour résoudre cette fragilité dans le money time, Gattuso va devoir ajuster sa stratégie. Rotation plus judicieuse, renforcement du milieu défensif en fin de match, travail mental avec un coach spécialisé… toutes les pistes doivent être étudiées. Car à ce rythme, l’OM pourrait voir s’envoler ses ambitions européennes pour quelques minutes mal maîtrisées.
Le prochain mois, avec des matchs face à des concurrents directs comme Lyon et Nice, sera décisif. Le club marseillais n’a plus le droit à l’erreur – surtout après l’humiliation contre le PSG en début de saison – et devra enfin prouver qu’il peut conjuguer intensité et rigueur jusqu’au dernier coup de sifflet.