Angel Gomes quitte l’OM : un départ rentable à 8 millions d’euros ?

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Aricle écrit par Maxime Nauzit

Arrivé libre à l’été 2025, Angel Gomes s’apprête déjà à quitter l’Olympique de Marseille dans le cadre d’un transfert qui pourrait rapporter jusqu’à 8 millions d’euros. Un départ précipité qui révèle les limites du recrutement marseillais cette saison, mais qui pourrait aussi soulager les finances olympiennes alors que le club lutte pour retrouver les sommets en Ligue 1… et tenir tête au PSG. Analyse d’un transfert éclair au goût d’inachevé.

Une arrivée prometteuse… vite déclassée

Lorsqu’il a signé librement à l’OM en juillet 2025 après la fin de son contrat avec le LOSC, Angel Gomes représentait un renfort séduisant. À seulement 25 ans, l’ancien de Manchester United arrivait avec une belle expérience de la Ligue 1 et un profil technique apprécié par Roberto De Zerbi, alors tout juste nommé entraîneur du club olympien.

Mais très vite, les promesses ont laissé place aux doutes. Gomes n’a pas réussi à convaincre son coach ni à s’imposer dans le onze titulaire. En proie à une certaine irrégularité et sans véritable impact offensif dans un système exigeant, le milieu anglais a progressivement disparu des plans de De Zerbi. Une situation frustrante alors que l’OM avait investi de fortes espérances dans son profil.

Dès janvier 2026, son départ était déjà évoqué. Selon Fabrizio Romano, l’accord entre Marseille et Wolverhampton a été scellé : un prêt payant d’un million d’euros avec une option d’achat à sept millions. Un deal potentiellement avantageux pour l’OM, qui n’a déboursé aucun centime pour l’arracher au LOSC. Un bénéfice net de huit millions en perspective : de quoi compenser, en partie, l’échec sportif.

Un transfert malin mais révélateur des limites du projet OM

Ce transfert pose une vraie question : pourquoi Gomes, jeune joueur à fort potentiel, n’a-t-il pas réussi à s’adapter à Marseille ? Plusieurs éléments entrent en ligne de compte, à commencer par la concurrence féroce au milieu avec des joueurs comme Iliman Ndiaye, Pape Gueye ou encore Valentin Rongier, bien plus fiables aux yeux de De Zerbi.

Mais ce départ souligne aussi un problème plus large dans la stratégie du club phocéen : une politique de recrutement qui peine à concilier ambition immédiate et construction sur le long terme. Alors que le PSG, avec Luis Enrique, parvient à jongler entre stars établies et jeunes talents intégrés dans un collectif huilé, l’OM peine à trouver cet équilibre. Gomes, dont le passage restera fugace, est le symptôme d’un effectif en constante recomposition.

Pour Wolverhampton, quasiment condamné à la relégation en Championship (8 points en 24 journées de Premier League), c’est un pari sans grand risque. Pour Gomes, c’est une tentative de relance dans un championnat qu’il connaît et où sa qualité technique pourrait s’exprimer, surtout en deuxième division anglaise.

Un impact mesuré sur les ambitions marseillaises

D’un point de vue sportif, la perte de Gomes est minime tant il était absent des radars. Financièrement, en revanche, Marseille respire : dans un contexte économique tendu, chaque euro compte pour préparer les mercatos à venir. D’autant que l’OM reste engagé sur plusieurs fronts : la Ligue 1, bien sûr, mais aussi une Ligue Europa Conference où le club vise un parcours honorable.

Face à un PSG largement favori pour conserver son titre en championnat, Marseille joue sa place sur le podium. Et même si le départ de Gomes ne bouleversera pas l’équilibre de l’équipe, il offre une marge de manœuvre supplémentaire pour renforcer des postes clés ou intégrer des jeunes formés au club, à l’image de François Régis Mughe ou d’Emran Soglo, qui frappent à la porte de l’équipe première.

Reste à savoir si ce type d’opérations à court terme s’inscrit vraiment dans une logique de progression durable. Pour rivaliser avec le PSG, l’OM devra certes bien vendre, mais surtout mieux construire. Angel Gomes, lui, ne sera qu’un passage furtif dans cette quête d’une identité retrouvée.

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