Daniel Bravo dérape en plein Paris FC – OM : le commentaire sexiste qui choque la toile

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Aricle écrit par Maxime Nauzit

Lors du match de Ligue 1 opposant le Paris FC à l’Olympique de Marseille (2-2), retransmis sur beIN Sports ce mercredi 31 janvier 2026, une scène hors-jeu a pris le dessus sur la pelouse. Alors que la rencontre battait son plein, Daniel Bravo, ancien joueur passé notamment par l’OM et le PSG, et désormais consultant télé, s’est illustré… mais pas comme on l’aurait souhaité.

Une remarque sexiste en direct sur beIN Sports

Tout se passe en bord de terrain. Les caméras de beIN Sports captent Gaëtane Thiney, icône du football féminin français et actuelle directrice sportive de la section féminine du Paris FC. En pleine discussion avec un interlocuteur, elle semble concentrée, loin de détourner son attention du match.

C’est alors que Daniel Bravo lâche : « J’ai l’impression qu’elle parlait lingerie ». Une réplique désinvolte, jugée sexiste, qui crée immédiatement le malaise à l’antenne. Christophe Josse, son co-commentateur, tente bien de réagir avec un « non, non, non » ferme, mais le trouble est déjà semé.

Ce type de commentaire, loin d’être une simple maladresse, renvoie à un imaginaire sexiste qui n’a pas sa place dans les médias sportifs actuels. En associant une femme dirigeante à un stéréotype réducteur, on nie son rôle professionnel et son expertise dans le monde du football – un domaine où les femmes luttent déjà pour exister.

L’indignation monte sur les réseaux sociaux

Le segment n’a pas tardé à faire le tour de X (anciennement Twitter), avec une série de réactions indignées d’internautes, de journalistes, mais aussi d’associations de lutte contre le sexisme. Le hashtag #PFCOM a vite grimpé dans les tendances, amplifiant les critiques envers Bravo.

Des messages parlent de « commentaire honteux », d’« ambiance d’avant-guerre » ou d’« humiliation en direct ». Pour beaucoup, cette réplique est d’autant plus insupportable qu’elle intervient dans un contexte où les femmes du football, dirigeantes, entraîneuses ou consultantes, peinent à se faire entendre dans les grands médias.

Par ailleurs, certaines voix rappellent les antécédents récents dans le traitement genré de figures féminines du football à la télévision, poussant à appeler beIN Sports à réagir de manière exemplaire. Les excuses officielles de Daniel Bravo étaient encore attendues dans les heures suivant l’événement au moment où nous écrivons ces lignes.

Un ancien de l’OM et du PSG dans la tourmente : deux clubs rivaux sous tension

Ce scandale touche une figure bien connue des deux camps les plus emblématiques du football français : Daniel Bravo a porté les couleurs du PSG dans les années 90, mais aussi celles de l’OM entre 1996 et 1997. Une double affiliation qui, dans le contexte toujours électrique de la rivalité OM-PSG, remet en lumière une culture d’analyse télévisuelle parfois très masculine, presque caricaturale, héritée d’une autre époque.

Dans une saison 2025-2026 où l’OM bataille pour se relancer sportivement après un mercato ambitieux, les débats qui entourent sa médiatisation méritent mieux. Que ce soit sur la pelouse ou en dehors, chaque mot compte. Car chaque parole participe à forger l’image du club, de ses dirigeants et de tout le football français.

OM, PSG : faire évoluer le discours médiatique

Dans un football moderne où les femmes prennent (enfin) une place légitime dans toutes les sphères – du terrain à la tribune de direction – les mentalités doivent évoluer. Si le PSG et l’OM rivalisent de talents et d’investissements pour briller en Ligue 1 et sur la scène européenne cette saison, ils ont aussi une responsabilité commune : exiger des médias une couverture respectueuse et en phase avec les valeurs de leur époque.

Que ce soit au Vélodrome ou au Parc des Princes, les clubs doivent encourager des discours plus inclusifs et professionnels dans leurs écosystèmes médiatiques. C’est à ce prix que le football français pourra véritablement progresser et s’aligner sur les standards de respect et d’égalité prônés à l’international.

Daniel Bravo, par son dérapage malheureux, rappelle que beaucoup reste à faire. Y compris, et peut-être surtout, dans les cabines de commentaires.

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