Depuis le début de la saison 2025-2026, l’OM peine à convaincre, et les voix s’élèvent pour mettre en doute les choix de Roberto De Zerbi. Ce week-end encore, après un nul frustrant contre le Paris FC, c’est une légende du club, Éric Di Meco, qui a pris la parole pour exprimer toute son inquiétude.
De Zerbi en perte de repères ? Les critiques fusent
Arrivé avec l’étiquette de technicien innovant, Roberto De Zerbi n’a pas encore réussi à imprimer sa patte sur cet OM version 2025-2026. Alternant bonnes intentions offensives et approximations défensives, le club marseillais irrite ses supporters par son manque de constance. Et parmi les observateurs les plus exigeants, Éric Di Meco, héros de la campagne victorieuse de 1993, monte au créneau.
Dans une interview accordée à La Provence, Di Meco ne mâche pas ses mots : « Le coach, on a l’impression qu’il a un peu perdu le mojo. » Une déclaration choc, qui reflète autant le désarroi des anciens que l’écart ressenti entre les ambitions affichées et les performances sur le terrain.
Le principal reproche adressé à De Zerbi concerne son incessant turnover. Difficile de bâtir une colonne vertébrale solide lorsque l’ossature de l’équipe change chaque semaine. Surtout en défense, où la stabilité est la clé de toute progression : « Surtout quand tu passes à 4 ou à 5, quand tu te connais bien, c’est plus facile », analyse Di Meco.
Un climat de tension chez les joueurs… et les dirigeants
Mais le problème dépasse la sphère purement tactique. L’ancien latéral gauche met aussi en lumière un mal plus profond, celui de l’état d’esprit général. Pour lui, la responsabilité ne repose pas uniquement sur le technicien italien. « Moi, je fais partie de ceux qui pensent que la première responsabilité, quand ça va bien ou quand ça va mal, c’est les joueurs », insiste-t-il. Un message clair envoyé à un vestiaire jugé parfois trop passif, voire déconnecté de l’exigence du maillot marseillais.
Et si le projet de jeu peine à convaincre, la direction n’est pas épargnée non plus. Dans une ambiance jugée « nerveuse », Di Meco alerte : « Normalement, quand tu es dirigeant, tu dois amener un peu de tranquillité quand tu sens qu’il y a de la nervosité. » Pour un club qui rêve d’Europe et veut concurrencer durablement le PSG, chaque dysfonctionnement en interne est un frein sérieux.
Quel impact dans la lutte avec le PSG et sur les ambitions de l’OM ?
Face à un Paris Saint-Germain plus stable cette saison et fort d’un début de championnat sans accroc, l’OM semble à la traîne. Le classique PSG-OM reste évidemment une affiche particulière, mais au-delà de la rivalité historique, c’est l’écart structurel qui interpelle. Le chantier marseillais est vaste, tandis que Luis Enrique, reconduit à la tête du PSG, impose une ligne claire et une gestion sans soubresauts.
Mauvais résultats, instabilité tactique, absence de repères défensifs… Il est temps pour De Zerbi de redresser la barre, sous peine de voir son projet sombrer avant même la trêve hivernale. Les objectifs européens, avec l’Europe Ligue en ligne de mire, ne permettent plus le moindre faux pas. Et dans cette optique, l’exigence des anciens comme Di Meco pourrait servir de réveil salutaire.
Conclusion : un OM à la croisée des chemins
Les critiques d’Éric Di Meco sonnent comme un signal d’alarme. L’OM 2025-2026, en quête d’identité, doit retrouver stabilité, cohérence et mentalité pour exister dans un championnat où le PSG ne laisse que peu de place aux retardataires. Roberto De Zerbi, malgré son talent reconnu, devra prouver qu’il a encore le mojo… et surtout qu’il peut l’insuffler à tout un groupe. Car à Marseille, plus qu’ailleurs, vous portez un maillot lourd d’histoire, d’attentes et d’émotions.