Depuis plusieurs marchés, l’Olympique de Marseille affiche une volonté claire de renforcer son axe défensif. Et avec la saison 2025-2026 en ligne de mire, les dirigeants olympiens pourraient frapper un grand coup : attirer Benoît Badiashile en provenance de Chelsea. Ce nom ne vous est pas inconnu. Ancien joyau de l’AS Monaco, grand espoir du football français en 2023, le défenseur central gaucher est aujourd’hui relégué au second plan à Londres. Son profil athlétique, sa relance propre et son expérience internationale font de lui une cible prioritaire sur la Canebière. Mais peut-il vraiment devenir le leader de la défense marseillaise ? Analyse.
Un chantier défensif urgent pour l’OM version 2025-2026
Cette saison encore, la défense olympienne inquiète. Malgré l’arrivée de Benjamin Pavard à l’été 2024, censé rassurer par sa polyvalence et son expérience, l’OM peine à afficher une solidité défensive digne de ses ambitions. Leonardo Balerdi, longtemps perçu comme un taulier, pâtit de performances irrégulières qui cristallisent la frustration des supporters. Et avec une Ligue Europa exigeante, un championnat concurrentiel (le PSG reste inatteignable en championnat malgré quelques frissons lors des Classiques), Marseille sait qu’elle ne peut bâtir sur du sable.
Pablo Longoria, fidèle à son approche proactive, a lancé une opération séduction pour attirer un joueur d’envergure. Le profil recherché ? Un défenseur central expérimenté, capable de s’imposer immédiatement, mais avec encore une marge de progression à exploiter. Une équation difficile… sauf si l’opportunité Badiashile devient réalité.
Benoît Badiashile, profil rêvé… mais un défi financier et concurrentiel
Selon les informations relayées par CaughtOffside, Chelsea ne comptabilise plus Benoît Badiashile parmi ses priorités. L’international français, arrivé en 2023 pour 38 millions d’euros, a connu des débuts prometteurs avant d’être éclipsé par la concurrence des recrues défensives et de la valse des entraîneurs à Stamford Bridge. À 23 ans, il semble mûr pour relancer sa carrière.
La Juventus et l’AC Milan ont flairé l’opportunité. Mais l’OM n’est pas en retrait : le club phocéen possède plusieurs arguments de poids. D’abord, la perspective d’en faire un titulaire indiscutable, dans une équipe qui vise un retour en Ligue des champions. Ensuite, la présence d’un entraîneur (Roberto De Zerbi ?) bâtissant son projet autour d’une défense à relance courte, parfaitement adaptée au style de Badiashile. Enfin, l’environnement marseillais, fervent et passionné, pourrait séduire un joueur en quête de responsabilités.
Le hic ? Le prix. Chelsea accepterait une vente directe, mais réclame près de 35 millions d’euros. Un montant conséquent, mais aligné avec les ambitions marseillaises. Depuis la nomination de Longoria, Marseille n’hésite plus à frapper fort sur le marché des transferts — quitte à jouer dans la cour du PSG sur certaines opérations.
Quelle compatibilité avec Pavard et vers quelle animation défensive ?
Si Badiashile venait à poser ses valises au Vélodrome, son association avec Pavard pourrait accoucher d’une charnière redoutable. Le Marseillais, à vocation plus défensive, compléterait bien Badiashile, plus élégant à la relance. L’alternance défense à trois ou à quatre donnerait au coach une vraie flexibilité tactique, essentielle face à des adversaires variés en Ligue 1 et en Coupe d’Europe.
Mais plus encore, ce recrutement signalerait un changement d’échelle pour l’OM. Sur le terrain du prestige, mais aussi sur celui du capital joueur, Marseille commencerait à rivaliser plus directement avec un PSG déjà blindé d’internationaux. Engager un joueur passé par Chelsea et l’équipe de France, c’est aussi envoyer un message : Marseille veut redevenir un grand d’Europe.
Conclusion : un dossier symbole d’ambition
Benoît Badiashile à l’OM ? Ce n’est pas encore fait, mais tous les voyants sont au vert pour un rapprochement. Le joueur doit relancer sa carrière, Chelsea est vendeur, l’OM a du budget et une place de leader à offrir. À l’approche de la deuxième moitié de la saison 2025-2026, ce transfert pourrait bien incarner le virage stratégique du club olympien. Et, pourquoi pas, rapprocher l’OM du PSG sur le terrain de la compétitivité. Pierre angulaire d’un chantier défensif vital à Marseille, Badiashile pourrait être l’homme du changement.