OM : De Zerbi laisse une recrue clé en tribune face au PSG, les choix qui surprennent

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Aricle écrit par Maxime Nauzit

Le Clasico version 2025-2026 a tourné au cauchemar pour l’OM. Battus 5-0 par un PSG en totale maîtrise, les Marseillais n’ont pas seulement déçu par leur performance collective : les décisions de Roberto De Zerbi ont aussi alimenté les débats, notamment l’absence remarquée de Tochukwu Nnadi, la recrue hivernale nigériane, et celle inattendue de Nayef Aguerd.

Le cas Tochukwu Nnadi : une recrue déjà mise de côté

Officiellement recruté trois jours avant le match pour apporter davantage de solidité au milieu marseillais, Tochukwu Nnadi faisait figure de joker prometteur pour cette deuxième partie de saison. Pourtant, surprise au moment de la composition : le Nigérian n’apparaît même pas sur la feuille de match pour le choc au Parc des Princes.

Une décision surprenante, surtout dans le contexte d’un Classique où chaque duel, chaque impact, chaque transition compte. Privé de son habituel double pivot Rongier-Veretout, De Zerbi avait pourtant besoin d’équilibre. Mais l’Italien a préféré faire confiance au tandem Gueye-Kondogbia… avec les conséquences que l’on connaît. Dominé dans l’engagement et dépassé dans les phases de transition, l’OM a vu le PSG dérouler, porté par un Rayan Cherki monumental et une maîtrise tactique signée Luis Enrique.

De Zerbi a justifié cette non-sélection en conférence de presse d’après-match : « Nnadi est arrivé très récemment. Je ne voulais pas le lancer dans une rencontre aussi tendue sans qu’il connaisse mieux notre système. » (source : Conférence de presse du 2 mars). Un argument défendable sur le papier, mais qui soulève des interrogations sur la gestion de l’intégration des recrues, surtout quand on connaît les carences récurrentes du milieu marseillais cette saison.

Nayef Aguerd, convoqué mais finalement invisible

L’autre étonnement concerne Nayef Aguerd. Le défenseur marocain, pourtant limité physiquement en raison d’une gêne aux adducteurs, figurait dans le groupe en partance pour Paris. Sa présence sur les photos d’avant-match laissait espérer une apparition, au moins sur le banc. Finalement, Aguerd a assisté à la lourde défaite depuis les tribunes, officiellement « malade » selon le staff olympien.

Une maladie déclarée tardivement qui a renforcé l’impression d’impréparation. Sans Aguerd, et avec Mbemba en retard d’un cran sur chaque accélération, l’OM n’a jamais trouvé la stabilité défensive nécessaire. Dans une rencontre aussi exposée, chaque absence pèse lourd – surtout dans la zone défensive, où l’OM peine à retrouver une charnière fiable depuis plusieurs mois.

Des choix qui interrogent dans un contexte déjà sous tension

La défaite face à son meilleur ennemi est toujours un traumatisme pour les supporters. Mais dans un Classique, les décisions du coach sont souvent scrutées à la loupe. L’absence de Nnadi et les choix tactiques plus classiques mais inefficaces de De Zerbi tranchent avec ses débuts prometteurs sur le banc phocéen. À trop vouloir sécuriser, l’Italien a peut-être manqué un vrai coup de poker stratégique.

Face au PSG, l’OM affichait une inertie tactique criante. Et ce n’est pas seulement une défaite de plus dans une série inquiétante : c’est un signal fort envoyé sur les limites actuelles du projet De Zerbi à Marseille. Sur le plan comptable, l’OM voit s’éloigner le podium, et reste sous pression en vue de la qualification pour la prochaine Ligue des Champions – objectif impératif pour assurer une stabilité financière.

Pour les supporters parisiens, cette lourde victoire est l’occasion de rappeler leur suprématie nationale… mais aussi de jeter un coup d’œil au dramatique écart de structure tactique, de cohérence et de gestion humaine entre les deux clubs. Luis Enrique a su gérer ses recrues et faire briller ses individualités ; De Zerbi, lui, reste encore en quête de l’équilibre parfait à l’OM.

Quel avenir pour Nnadi et Aguerd ?

Les prochains matchs seront déterminants. Nnadi devrait logiquement intégrer la rotation dès la réception de Lille, dans un contexte moins tendu. Quant à Aguerd, sa forme physique est surveillée de près par le staff médical. Son retour est attendu pour le quart de finale de Coupe de France, au Vélodrome – une rencontre déjà décisive pour sauver la saison olympienne sur le plan sportif.

Ces choix de De Zerbi, s’ils n’ont pas été payants contre le PSG, pourraient trouver leur justification dans la durée. À condition, bien sûr, que l’OM redresse la barre… et que les recrues hivernales, bien intégrées cette fois, répondent enfin aux attentes. Car dans une saison où tout peut encore basculer, chaque décision pèse.

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