La tempête gronde sur les bords de la Méditerranée. L’Olympique de Marseille vit un début d’année 2026 cauchemardesque, symbolisé par trois lourdes défaites en à peine deux mois. Dernier désastre en date : un 5-0 sévère concédé face au Paris Saint-Germain au Parc des Princes, un Classique qui s’est transformé en démonstration parisienne. Une série noire qui plonge l’OM dans une crise sans précédent depuis 1977.
Une série de claques historiques : Liverpool, Bruges et Paris
Appuyer là où ça fait mal n’est pas toujours agréable, mais c’est nécessaire pour comprendre. Depuis le 1er janvier 2026, l’OM a enchaîné trois défaites par un écart d’au moins trois buts. La première alerte donnée fin janvier contre Liverpool (0-3) en huitième de finale aller de Ligue des champions paraissait déjà inquiétante. Elle a été suivie d’un naufrage à Bruges (3-0, match retour) qui a précipité l’élimination des Marseillais. Et pour couronner un mois de janvier désastreux, c’est le PSG qui a infligé la plus violente humiliation (5-0), dans un Parc en fusion.
Ce triste enchaînement de revers constitue un fait inédit pour le club phocéen : une telle succession de claques n’était plus arrivée après les dix premiers matchs d’une année civile depuis 1977. C’est donc un véritable tournant historique – dans le mauvais sens.
De Zerbi sous pression, Longoria et Benatia dans l’œil du cyclone
À Marseille, tout va très vite. Et lorsque les résultats sont aussi alarmants, la tempête médiatique n’épargne personne. Roberto De Zerbi, arrivé à l’été 2025 avec une réputation attirante et un projet de jeu offensif, semble dépassé par l’intensité du moment. Après la débâcle au Parc, il a reconnu lui-même qu’une discussion allait s’imposer avec Pablo Longoria et Mehdi Benatia : « On va parler », a-t-il soufflé en conférence de presse (source : Onze Mondial).
L’identité de jeu promise est encore trop instable et la fragilité mentale de l’effectif continue d’inquiéter. Le manque de leadership sur le terrain devient criant face aux grosses écuries. Mason Greenwood, censé être le fer de lance offensif, peine à peser dans les grands rendez-vous. L’OM se heurte à la dure réalité du très haut niveau européen, et surtout à celle d’un PSG stratosphérique en Ligue 1 cette saison.
Quel impact sur les ambitions du club ?
Après cette défaite dans le Classique, Marseille chute à la 4e place du championnat, derrière un Olympique Lyonnais en pleine remontée. Loin derrière le PSG, qui caracole à nouveau en tête, les Marseillais vont devoir se méfier du retour de Monaco et Nice dans la lutte pour l’Europe. Dans une Ligue 1 plus compétitive que jamais, finir hors du podium serait un véritable échec pour un club qui a beaucoup investi ces dernières saisons.
Sur le plan européen, l’élimination en Ligue des champions a également des conséquences financières et sportives : absence de visibilité, manque à gagner, baisse de l’attractivité pour de futurs transferts. En somme, la saison 2025-2026 est déjà à un tournant critique.
La rivalité PSG-OM : déséquilibrée plus que jamais ?
Ces dernières années, la domination du PSG sur l’OM s’est renforcée… mais rarement avec autant de brutalité. Le 5-0 au Parc des Princes est bien plus qu’un score, c’est un symbole de l’écart entre les deux clubs aujourd’hui. Pendant que Paris évolue en pleine maîtrise, avec des individualités comme Ousmane Dembélé (encore buteur et leader technique), Marseille peine à trouver son rythme. La rivalité continue d’exister dans les tribunes et dans les cœurs, mais sur le pré, l’écart devient presque abyssal, et cela pourrait laisser des traces psychologiques durables chez les Marseillais.
L’urgence est donc totale à la Commanderie, où il va falloir réagir vite. Soit Roberto De Zerbi réussit à renverser la vapeur très rapidement avec un discours fort et un jeu retrouvé, soit l’OM risque une fin de saison anonyme. Et dans une ville aussi passionnée que Marseille, l’anonymat est synonyme de chaos.