L’Olympique de Marseille traverse une période délicate en ce début d’année 2026. Après l’humiliation infligée par le Paris Saint-Germain (5-0) lors du Classique au Parc des Princes, le club phocéen est au centre des critiques. Christophe Dugarry, jamais avare en punchlines sur l’OM, s’est une nouvelle fois montré très virulent à l’encontre de Roberto De Zerbi et de certains joueurs.
Un Classique humiliant, un OM dépassé sur tous les plans
Le naufrage de l’OM contre le PSG (5-0) a rapidement fait le tour de la France du football. Dans ce choc de la 23e journée de Ligue 1, les Marseillais n’ont jamais semblé en mesure d’inquiéter leur rival historique. Face à des Parisiens cliniques, menés par un Kylian Mbappé intenable (double buteur), les Phocéens ont coulé sans véritable réaction.
Ce revers cuisant, loin d’être isolé, reflète une tendance inquiétante : depuis le début de la saison 2025-2026, l’OM peine à exister face aux cadors européens, comme en témoigne son élimination prématurée en Ligue Europa face à l’Union Saint-Gilloise puis à l’Atalanta. Des résultats qui mettent en lumière les limites d’un effectif que beaucoup estiment surcoté.
Dugarry sans filtre : De Zerbi, Balerdi et toute l’institution pointés du doigt
Présent dans l’émission « Rothen s’enflamme » (RMC, 9 février 2026), Christophe Dugarry n’a pas mâché ses mots. Pour lui, l’OM « n’est pas invité à la table de la Ligue des champions » et accumule les choix incohérents depuis plusieurs saisons. Pointant directement Roberto De Zerbi, il le qualifie d’« entraîneur surcoté », incapable de hausser le niveau de ses joueurs.
« On nous prend pour des imbéciles », lâche l’ancien international français, en référence aux nombreux mercatos agités à Marseille. Il s’en prend notamment à Leonardo Balerdi, capitaine décrié malgré une cascade d’erreurs défensives. Dugarry s’interroge même sur l’impunité dont bénéficie le défenseur argentin – pointé du doigt pour ses prestations insuffisantes tout au long de la saison.
Le cas de certains joueurs écartés, comme Murillo, ou les tensions internes illustrées par « l’affaire Rabiot » l’été dernier, montrent que les problèmes de cohésion et d’identité minent le vestiaire marseillais depuis bien trop longtemps.
De Zerbi en difficulté : où va l’OM ?
Arrivé à l’été 2025 avec l’étiquette d’un tacticien moderne et prometteur, Roberto De Zerbi commence à perdre du crédit auprès des supporters et observateurs. Ses choix tactiques déroutants, comme la mise au banc d’un renfort hivernal lors du Classique ou ses nombreuses rotations, n’ont pas encore porté leurs fruits. Avec seulement 3 victoires sur les 9 derniers matchs, l’OM est en perte de vitesse au classement et menace même de sortir du Top 5.
À cet instant de la saison, la comparaison avec le projet structuré du PSG est cruelle : là où Paris domine la Ligue 1 et reste candidat sérieux au sacre européen, Marseille semble patiner dans son projet sportif. Au-delà du score, c’est toute la direction sportive de l’OM qui est remise en question : recrutements hasardeux, manque de leaders sur le terrain et discours technique qui ne convainc plus.
Rebond attendu face à Strasbourg : mission essentielle pour relancer la machine
Le prochain rendez-vous face au RC Strasbourg (samedi, 17h) s’annonce crucial pour redorer un blason écorné. Si De Zerbi veut regagner la confiance du vestiaire et du public, un résultat convaincant est impératif. Selon la LFP, l’OM reste mathématiquement dans la course à la Ligue des champions, mais l’écart se creuse. Pour espérer maintenir la pression sur Monaco, Nice ou Lille, il faudra mettre fin à cette spirale négative dès ce week-end.
En conclusion, l’heure est grave sur la Canebière. Si les critiques de Dugarry sont brutales, elles mettent en exergue le malaise profond d’un OM qui semble aujourd’hui à bout de souffle. Le public phocéen, passionné et exigeant, attend une vraie réaction – sur le terrain autant que dans les bureaux.
Vers une révolte ou une fin de cycle ?
L’Olympique de Marseille est à une croisée des chemins. Retrouver une dynamique forte nécessite un changement de cap, voire un électrochoc. Reste à savoir si De Zerbi, continuellement jugé surcoté par une partie des observateurs, aura les armes – et le temps – pour inverser la tendance. Dans un championnat où le PSG règne en maître, l’OM se doit d’élever ses standards pour enfin, comme dit Dugarry, « s’inviter à table ».