OM : Rami fusille Balerdi après le Classique – Analyse d’un leadership contesté

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Aricle écrit par Maxime Nauzit

Leonardo Balerdi, sous le feu des critiques après la déroute de l’OM face au PSG, est récemment devenu la cible d’une violente sortie médiatique d’un ancien de la maison : Adil Rami. Le défenseur argentin, pourtant capitaine du club phocéen, est accusé de manquer cruellement de leadership et de concentration, des éléments fondamentaux, surtout face au grand ennemi parisien.

Un Classique cauchemardesque pour la défense de l’OM

Le score est sans appel. L’Olympique de Marseille s’est lourdement incliné face au PSG lors de ce Classique de la 10e journée de Ligue 1 2025-2026, mettant en lumière les faiblesses criantes de la défense olympienne. Balerdi, censé être le patron de l’arrière-garde, a été dépassé tactiquement et mentalement, notamment sur les premières phases de jeu. Une prestation indigne du statut d’un capitaine qui porte les espoirs d’un club en quête de stabilité défensive.

Cette nouvelle défaite intervient dans un contexte déjà tendu pour l’OM, bien loin des standards de son grand rival parisien. Alors que le PSG poursuit sa domination nationale sous la houlette de Luis Enrique, les Marseillais piétinent dans leur projet sportif. L’écart se creuse, et ce Classique a symbolisé plus que jamais le gouffre entre les deux ennemis historiques.

Rami allume Balerdi : une prise de parole qui fait mal

Invité à réagir après la rencontre, Adil Rami, champion du monde 2018 et ancien taulier de l’OM (2017-2019), n’a pas mâché ses mots. Sur le plateau de Prime Vidéo, il a fustigé l’attitude du défenseur argentin : « Il passe son temps à chambrer les joueurs et à s’embrouiller avec eux. Tu es quand même le capitaine de l’OM », avant d’ajouter que « depuis très longtemps, Balerdi ne joue pas ce rôle comme il devrait ». (Source : Prime Vidéo, émission d’analyse post-match du Classique).

C’est une critique forte, mais surtout symptomatique d’une défiance croissante autour du leadership de Balerdi. Son positionnement sur les phases défensives, son manque d’anticipation sur le premier but parisien, et son attitude jugée non-professionnelle alimentent un débat houleux dans les travées du Vélodrome et au-delà.

Une remise en question nécessaire pour rester dans la course

Malgré ces critiques, tout n’est pas perdu pour Leonardo Balerdi. À 26 ans, il dispose encore d’une marge de progression… à condition de répondre sur le terrain. Le calendrier marseillais ne lui offrira que peu de répit, avec la réception de Strasbourg samedi à 17h, avant un déplacement délicat à Rennes. L’OM, actuellement en course pour un podium en Ligue 1 et engagé en Ligue Europa, ne peut se permettre une fragilité défensive durable.

Internement, la direction du club et le coach Roberto De Zerbi seront vigilants : maintenir la cohésion du vestiaire impliquera soit une relance autoritaire de Balerdi, soit des choix forts en défense centrale. Des options existent sur le banc — Isaak Touré ou Chancel Mbemba demandent à voir du temps de jeu. Mais plus encore, c’est une question d’identité : l’OM peut-il continuer à laisser le brassard à un joueur aussi décrié alors que chaque match devient une bataille pour son avenir européen ?

Le PSG, témoin implacable de l’écart de mentalité

Au-delà du match, cette histoire éclaire la dynamique totalement opposée du Paris Saint-Germain. Si le PSG s’est imposé avec autorité, c’est aussi grâce à un leadership clair, une structure identifiée et des individualités en pleine confiance. La comparaison fait mal pour les Marseillais, qui peinent à structurer leur équipe autour d’une colonne vertébrale fiable.

La rivalité OM – PSG ne se joue plus uniquement sur la pelouse, mais aussi dans la capacité des clubs à gérer les temps faibles, à prendre de la hauteur sur le moment et à trouver des leaders solides. Clairement, sur ce point, Paris a une longueur d’avance.

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