Un Classique à oublier pour l’OM, une soirée à enterrer pour Leonardo Balerdi. Lors du choc tant attendu entre le Paris Saint-Germain et l’Olympique de Marseille comptant pour la 21e journée de Ligue 1 2025-2026, les hommes de Jean-Louis Gasset se sont effondrés au Parc des Princes (5-0), subissant l’une des défaites les plus cuisantes de leur histoire contre le rival parisien. En première ligne de cette débâcle, Leonardo Balerdi s’est attiré les foudres de la presse et des supporters après une performance jugée catastrophique.
Un naufrage personnel dans une faillite collective
Ce n’est pas simplement une nouvelle défaite contre le PSG, c’est un signal d’alarme qui clignote rouge vif sur la saison de l’OM. Face à une équipe parisienne spectaculaire, renforcée par un Endrick électrique et un Vitinha métamorphosé, les Marseillais ont sombré dans toutes les zones du terrain. Mais c’est en défense que la fracture s’est faite sentir, et plus précisément autour d’un homme : Leonardo Balerdi.
Le défenseur argentin, pourtant capitaine ce soir-là et aligné pour son 9e Classique, a cumulé les erreurs. Selon La Provence, il a été « sur presque tous les mauvais coups », impliqué directement dans trois des cinq buts encaissés. Notamment sur le deuxième et troisième but où ses erreurs de placement et d’anticipation ont permis aux Parisiens de dérouler leur partition offensive. L’Équipe ne mâche pas non plus ses mots, évoquant un joueur « dépassé par la vitesse adverse » et victime de ses « éternels défauts ».
Balerdi, emblème d’un projet fragilisé
Et le pire, c’est que ce naufrage prend une ampleur plus dramatique encore car Balerdi ne porte pas qu’un simple brassard : il incarne, ou du moins incarnait le projet olympien. Arrivé en 2020, prolongé à plusieurs reprises, le joueur de 26 ans symbolisait cette volonté affichée par la direction d’ancrer des cadres expérimentés tout en promouvant une forme de continuité.
Mais cette déroute au Parc jette une ombre sur cette stratégie. Incapable d’élever son niveau ni d’apporter la sérénité attendue d’un capitaine, Balerdi cristallise aujourd’hui les doutes autour de la défense marseillaise, déjà mise en difficulté à de multiples reprises cette saison. L’OM, éliminé prématurément de la Ligue Europa cette année et déjà distancé dans la course au podium, voit ici ses lacunes structurelles éclater au grand jour.
Et face à un PSG qui, même post-Mbappé, continue de dominer le Classique avec autorité, l’OM s’enlise. Ces humiliations à répétition – cette claque 5-0 étant la troisième en 2026 toutes compétitions confondues, selon Onze Mondial – marquent une spirale négative inquiétante pour le club phocéen.
Quelles suites pour Balerdi et l’OM ?
Leonardo Balerdi est-il irrémédiablement décrédibilisé ? Certes, un match ne peut pas effacer cinq années au club. Mais ce n’est pas la première fois que ses errements coûtent cher. Déjà contesté en interne et concurrencé par Meïté et Gigot, sa position dans le onze est fragilisée.
La question désormais est double : peut-il rebondir ? Et surtout, l’OM peut-il continuer à miser sur lui à un poste aussi stratégique ? Le mois de février, entre matchs de Ligue 1 décisifs et Coupe de France, devra donner rapidement des éléments de réponse. Mais une chose est sûre : si Balerdi reste capitaine, il devra répondre présent, sur le terrain comme dans les vestiaires.
Et pendant ce temps, le PSG, lui, jubile. Ce nouveau Classique à sens unique renforce la hiérarchie actuelle du football français et fragilise symboliquement un OM qui ambitionnait de revenir en haut de l’affiche. Pour les supporters parisiens, c’est un bonheur renouvelé ; pour ceux de l’OM, une blessure qui, cette fois, risque de laisser des cicatrices durables.