OM : Benatia sur la sellette ? Une rupture inévitable en coulisses au Vélodrome

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Aricle écrit par Maxime Nauzit

Depuis plusieurs semaines, le climat interne de l’Olympique de Marseille se dégrade à grande vitesse. Si Roberto De Zerbi, recruté en grande pompe pour offrir à l’OM un projet de jeu ambitieux en cette saison 2025-2026, est en pleine tourmente, c’est désormais Medhi Benatia qui se trouve dans l’œil du cyclone. Directeur du football depuis l’été 2024, l’ex-défenseur international marocain pourrait bien ne pas faire long feu sur la Canebière. Analyse d’un malaise interne symptomatique d’une institution mal en point.

Une autonomie piégée : Benatia livré à lui-même ?

Arrivé à Marseille dans un rôle de bras droit sportif de Pablo Longoria, Medhi Benatia s’est vite vu confier les clés du secteur professionnel. Le président espagnol, en retrait ces derniers mois, lui a laissé carte blanche pour gérer le recrutement et la structuration de l’effectif. Une autonomie apparente devenue lourde à assumer dans un club aussi instable que l’OM.

D’après les révélations de La Provence, les tensions se sont accentuées entre Longoria et Benatia, ce dernier étant de plus en plus isolé. Le mercato estival 2025, ambitieux et coûteux, n’a pas porté les fruits espérés. Résultat : un collectif instable, une défense perméable, une attaque en dents de scie… et une exaspération croissante à tous les étages du club phocéen.

Tensions dans le vestiaire : Greenwood et d’autres en froid avec le directeur

Sur le terrain, les doutes s’accumulent. Roberto De Zerbi, dont le style de jeu énergique exige automatismes et discipline, n’a jamais vraiment réussi à fixer un onze type. Le turnover imposé par une politique de recrutement désordonnée freine l’éclosion d’un groupe cohérent. Benatia, en charge directe de ces choix, voit donc sa légitimité remise en cause par les joueurs… et par son entraîneur.

Le cas le plus symptomatique de ce malaise reste Mason Greenwood. Si son arrivée avait été perçue comme un coup de génie du recrutement, sa relation distante avec Benatia — rapportée par plusieurs sources internes — illustre le manque de lien et de dialogue dans le vestiaire. Un désaveu qui pourrait précipiter le départ de l’ancien capitaine des Lions de l’Atlas.

Un impact sur les ambitions marseillaises en Ligue 1 et en Europe

À l’aube d’une saison 2025-2026 censée être celle du renouveau, notamment en Coupe d’Europe, l’OM se retrouve en réalité dans une crise structurelle déjà bien installée. Les tensions internes et le manque de cohésion entre direction sportive, staff technique et effectif risquent de coûter cher sur la scène nationale — où le PSG, plus serein malgré ses propres remaniements, continue de dominer — mais aussi en Europe, où la pression est immense pour franchir les phases de poules de la Ligue Europa.

Alors que Paris ajuste sa politique sportive avec Luis Campos et continue d’intégrer des jeunes prometteurs comme le Franco-Espagnol visé récemment, l’OM patauge dans les eaux troubles de la désorganisation.

Vers un départ inéluctable de Benatia ?

Benatia n’a jamais fait mystère de ses ambitions personnelles à moyen terme. Son arrivée à l’OM était vue comme une étape de transition plus qu’un engagement prolongé. Mais à mesure que la situation se tend, cette transition pourrait se solder par un divorce anticipé. Si l’instabilité persiste et que les résultats ne suivent pas, un départ d’ici l’été 2026 semble probable… voire souhaité par certains en interne.

Un échec de plus dans la tentative de stabilisation du club phocéen, qui contraste avec le modèle plus structuré adopté — avec succès — par son rival parisien. Une nouvelle fois, les ambitions de l’OM pourraient se fracasser sur la dure réalité d’une gouvernance conflictuelle et d’un manque d’alignement stratégique.

L’avenir de Benatia à Marseille ? En suspens. Mais un départ avant l’été serait tout sauf une surprise.

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