OM : De Zerbi toujours en poste malgré la tempête, quel avenir pour l’entraîneur ?

Photo of author

Aricle écrit par Maxime Nauzit

Depuis la lourde défaite face au PSG (5-0) le week-end dernier au Parc des Princes, l’Olympique de Marseille traverse une zone de turbulences. Alors que de nombreuses rumeurs évoquaient une éventuelle mise à l’écart de Roberto De Zerbi ce mardi, la séance d’entraînement du jour a révélé une toute autre réalité.

Un entraînement « normal », mais une tension palpable

Ce mardi matin, De Zerbi s’est présenté à La Commanderie comme si de rien n’était. Accompagné de tout son staff, l’entraîneur italien a dirigé l’entraînement dans une ambiance qualifiée d’ »étrange » par plusieurs témoins. Pas de déclaration, pas de geste particulier : une attitude professionnelle mais figée, loin d’effacer les doutes qui planent sur sa situation.

Arrivé à l’été 2024 sur le banc olympien, Roberto De Zerbi devait incarner le renouveau stratégique de l’OM. Reconnu pour son football offensif et sa méthode exigeante, l’ancien coach de Brighton n’a cependant pas réussi à insuffler une dynamique durable à son groupe. Pire, l’humiliation subie à Paris a cassé la fragile confiance autour de son projet. La gifle infligée par les Parisiens – concurrent historique et bête noire de l’OM – a accentué les critiques, transformant la rivalité OM-PSG en un douloureux miroir pour les ambitions phocéennes.

Entre attente stratégique et pressing populaire

Malgré les attentes d’une réunion décisive évoquée en coulisses, aucune décision n’a filtré du côté de la direction marseillaise. Pourtant, le timing semblait propice : lendemain d’un naufrage sportif, accumulation de résultats en dents de scie en Ligue 1 et ambiance de plus en plus pesante au sein du vestiaire. L’ère De Zerbi paraît parfois déjà fragilisée, voire au bord de la rupture selon certains journalistes proches du club.

Officiellement, De Zerbi reste en place. Sur le terrain, il fait front, fidèle à ses principes. Mais l’environnement autour de lui s’effrite. Si l’OM veut sauver sa saison 2025-2026 – où le club est encore engagé en Ligue 1 et en Europa Conference League –, la direction va devoir trancher rapidement : accorder un vrai vote de confiance et renforcer l’effectif cet hiver, ou acter la fin prématurée d’un cycle.

Quels scénarios possibles pour la suite ?

En analysant la situation sous tous ses angles, trois scénarios semblent se dessiner.

1. Le maintien avec corrections : De Zerbi reste, mais avec une stratégie renforcée, un soutien explicite de Pablo Longoria et une réorganisation (interne ou sur le mercato). Cela nécessitera un retour rapide à la victoire, notamment contre des adversaires directs en Ligue 1. C’est la solution de continuité, mais aussi de risque si les résultats ne suivent pas.

2. Le changement d’entraîneur : une hypothèse encore plausible si les prochaines rencontres ne s’améliorent pas. L’OM pourrait alors chercher un profil connaissant bien le championnat, voire un pompier de service type Marcelino ou Galtier, actuellement libre.

3. Le statu quo dans la tempête : la direction ne tranche pour l’instant rien, observant l’évolution sportive tout en laissant De Zerbi se débrouiller. Deux mois décisifs s’annoncent, avec l’Europa Conference League comme dernier tremplin continental. Mais à Marseille, où la pression médiatique flambe vite, cette option semble périlleuse.

Un parfum de crise… à la Marseillaise

Quoi qu’il en soit, c’est tout un club qui retient son souffle. L’épisode du PSG, au-delà de la défaite, a mis à nu les limites mentales et sportives de l’effectif actuel. Parallèlement, à Paris, le PSG de Luis Enrique surfe tranquillement vers un nouveau titre de champion. Un contraste saisissant, qui réveille amèrement les vieilles rancunes entre les deux rivaux. Pour les supporters de l’OM, le choc au Parc n’a pas seulement été une claque : c’était la preuve, une fois encore, que l’écart ne cesse de se creuser.

Rester ou partir ? De Zerbi est encore en poste, mais pour combien de temps ? L’Olympique de Marseille n’a plus le luxe de tergiverser. Les échéances arrivent, et chaque minute pèse. Un faux pas supplémentaire, et la saison pourrait bien déjà être compromise.

Laisser un commentaire