L’Olympique de Marseille a tranché. Roberto De Zerbi ne sera plus sur le banc marseillais pour la saison 2025-2026. Une décision officialisée dans la nuit par le club phocéen, mettant fin à une aventure de 18 mois marquée par des hauts prometteurs et des bas inquiétants. Alors que les ambitions étaient grandes dans les Bouches-du-Rhône, ce départ soudain pose la question de l’après et des véritables raisons qui ont poussé les dirigeants olympiens à tourner la page du technicien italien.
Un bilan contrasté : de l’enthousiasme à la déception
Arrivé à Marseille avec une réputation flatteuse forgée sur les bancs de Sassuolo, puis de Brighton, Roberto De Zerbi avait tout du pari ambitieux de l’OM. Dès sa première saison (2024-2025), il répondait aux attentes : Marseille finit à une belle deuxième place en Ligue 1, qualifié directement pour la Ligue des champions, avec un jeu offensif attractif qui faisait pâlir de jalousie même certains supporters parisiens.
Mais la réalité de la saison 2025-2026 fut tout autre. Marseille s’est rapidement effondré en Ligue des champions avec une élimination dès la phase de groupes, achevée dans une cuisante défaite contre Bruges (3-0), avant de subir ce qui restera comme une humiliation historique au Parc des Princes contre le PSG (5-0). Un Classique désastreux qui a sonné comme un glas pour De Zerbi, dans un contexte où la rivalité entre l’OM et le PSG n’offre aucun répit.
Une cassure consommée malgré une union affichée
Le communiqué publié par l’OM est limpide : « L’Olympique de Marseille et Roberto De Zerbi, entraîneur de l’équipe première, annoncent la fin de leur collaboration d’un commun accord« . Une formule classique dans le football moderne, qui masque toutefois les tensions en coulisses selon des sources proches du club (source : om.fr), notamment sur la gestion sportive et les résultats jugés insuffisants pour un projet qui se veut compétitif à long terme.
En interne, certains dirigeants ne comprenaient plus certaines décisions tactiques du coach italien, notamment sa persistance à imposer un 3-4-2-1 qui semblait exposer dangereusement l’équipe face à des adversaires de haut niveau. L’absence de réaction face au PSG, dans un match où l’orgueil du club est en jeu, a définitivement rompu le lien entre le staff et le board.
Et maintenant ? L’après De Zerbi en question
Qui pour prendre la suite de Roberto De Zerbi ? L’OM, qui vise la stabilité et le retour en Ligue des champions via le championnat 2025-2026, ne peut pas se permettre un mauvais casting. Plusieurs noms circulent déjà, dont Franck Haise, libre après son départ du RC Lens, ou Raffaele Palladino, technicien italien prometteur. Une chose est sûre : la pression est énorme sur Pablo Longoria et Jacques Abardonado, missionnés pour relancer une dynamique dans un vestiaire marqué par une saison en demi-teinte.
La comparaison avec le PSG est inévitable. Tandis que les Parisiens surfent sur une continuité stratégique avec Luis Enrique – qui a récemment prolongé jusqu’en 2027 – l’OM retombe dans ses travers d’instabilité chronique. Un signal inquiétant envoyé aux supporters et aux futurs recrues potentielles, dans une ère où la constance est souvent la clé du succès.
Entre ambitions européennes, rivalité nationale et exigence populaire, l’Olympique de Marseille joue gros dans les prochaines semaines. Le club doit vite tourner la page De Zerbi pour construire une équipe compétitive, solide et capable de rivaliser réellement avec le PSG sur tous les tableaux.