OM : crise de confiance, Benatia veut partir, Longoria impose sa ligne

Photo of author

Aricle écrit par Maxime Nauzit

Le tremblement de terre administratif que traverse l’Olympique de Marseille en ce début de saison 2025-2026 relance de vives interrogations sur la gouvernance du club. Après le départ de Roberto De Zerbi, censé être le nouveau général du projet sportif, c’est maintenant Medhi Benatia qui a voulu rendre les armes. Mais Pablo Longoria, plus combatif que jamais, a refusé sa démission. Le président marseillais entend bien garder la main sur un navire secoué par les tempêtes.

De Zerbi out, Benatia prêt à suivre : l’effet domino évité de justesse

Le 28 juillet 2025, la nouvelle tombe comme un couperet : Roberto De Zerbi quitte son poste d’entraîneur de l’OM. Moins d’un mois après une préparation estivale jugée décevante et un début de Ligue 1 mitigé, le technicien italien claque la porte. C’est un coup dur pour Medhi Benatia, qui l’avait personnellement convaincu de rejoindre la cité phocéenne pour mener un nouvel ambitieux projet sur trois ans – projet désormais avorté avant même d’avoir germé.

Comme le rapporte RMC Sport, Medhi Benatia, fidèle à ses principes, s’est envolé pour les États-Unis afin de remettre sa démission à Pablo Longoria et Frank McCourt. Son geste, motivé par la solidarité envers De Zerbi mais aussi une volonté de ne pas fuir ses responsabilités, aurait pu précipiter la chute d’un projet déjà bancal.

Mais Longoria, stratège dans la tourmente, refuse. Il écarte fermement cette démission, rappelant la nécessité de stabilité dans un environnement aussi instable que le football marseillais. Pour le président olympien, maintenir Benatia dans l’organigramme est un choix fort, doublé d’un signal envoyé aux joueurs : personne ne fuira le champ de bataille, pas même les généraux.

Un vestiaire piqué au vif : le discours coup de poing de Benatia

Si Longoria assure le soutien institutionnel, Benatia, lui, prend à bras le corps la restructuration du vestiaire. Devant des joueurs choqués par la démission de De Zerbi, il frappe fort. « Le coach n’est plus là, il a assumé. Moi je suis prêt aussi à prendre mes responsabilités« , lâche-t-il dans un discours rapporté par RMC Sport. Le ton est direct, presque martial. Il met les joueurs face aux réalités : engagement ou départ.

Cette prise de parole est significative à double titre. Elle montre d’abord que Benatia n’a pas renoncé à son exigence, malgré l’instabilité. Mais surtout, elle révèle les tensions internes qui minent l’OM depuis plusieurs mois. Car si Pablo Longoria a tenté de maintenir un cap en enrôlant De Zerbi, les résultats n’ont pas suivi et les doutes sur l’adhésion du vestiaire au projet se sont amplifiés – un contraste fort avec la discipline souvent vantée du PSG, où l’organigramme et les recrutements sont calibrés avec précision.

Aujourd’hui, l’OM fait face à un enjeu de taille : mobiliser un effectif qui aurait bien besoin d’un capitaine à la fois tactique et mental. Car en Ligue 1 comme en Ligue Europa, la saison s’annonce longue et mouvementée, notamment avec des rendez-vous déjà cruciaux face à Lens et le PSG dans les semaines à venir. La rivalité avec Paris ne pourra être qu’un moteur si elle est bien canalisée. Encore faut-il que l’OM se dote d’une colonne vertébrale claire…

Longoria reprend les rênes : une nouvelle phase pour le projet OM ?

En refusant la démission de Benatia, Pablo Longoria a envoyé plusieurs messages : il est toujours le maître d’œuvre du projet marseillais, et il n’abandonnera pas ses hommes en pleine crise. Mais cela signe aussi peut-être le début d’une transition vers un mode de gouvernance plus cadré, plus “présidentiel”.

Pour les supporters, ce retournement symbolise à nouveau un OM en recherche de stabilité. D’un côté, un directeur sportif prêt à assumer ses responsabilités jusqu’au sacrifice ; de l’autre, un président qui refuse la fuite en avant pour consolider les fondations. Benatia reste, certes, mais les regards se tournent désormais vers le prochain entraîneur. Quel profil sera capable de rallumer l’étincelle ? Et surtout, pourra-t-il rivaliser avec la constance parisienne en haut de tableau ?

Le boulevard est ouvert mais les pièges nombreux. Une chose est sûre : cette saison 2025-2026 démarre sous haute tension du côté de la Commanderie. Et Paris observe avec attention…

Laisser un commentaire