OM : Habib Beye sur le banc dès 2026 ? Un choix audacieux pour remplacer De Zerbi

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Aricle écrit par Maxime Nauzit

Le tumulte estival à l’Olympique de Marseille se poursuit avec un tournant majeur : Roberto De Zerbi quitte le navire marseillais d’un « commun accord », selon le communiqué officiel du club. Alors que la saison 2025-2026 vient à peine de démarrer, l’OM se retrouve déjà confronté à un dilemme stratégique : qui pour prendre la suite de l’Italien sur un banc devenu brûlant ?

Habib Beye, le retour d’un homme de la maison ?

Parmi les profils évoqués pour succéder à De Zerbi, celui d’Habib Beye émerge avec insistance. Ancien capitaine emblématique de l’OM, passé par le club entre 2003 et 2007, le Sénégalais est depuis plusieurs années en embuscade pour revenir dans un rôle clé. Selon La Minute OM, son profil est activement étudié par les dirigeants marseillais. Tout sauf anodin, sachant que Beye a lui-même confié à L’Équipe en mai 2024 qu’il sauterait sur l’occasion si l’OM faisait appel à lui : « Si l’OM m’appelle, j’y vais en courant ».

Beye a fait ses classes sur le banc du Red Star, avant de connaître une première expérience en Ligue 1 avec Rennes en début de saison 2025. Une aventure écourtée, marquée par une élimination cinglante en Coupe de France contre… l’OM (0-3), au Vélodrome. Un revers qui, paradoxalement, n’a pas écorné son image auprès des supporters olympiens, toujours sensibles aux figures historiques du club. Son profil combine passion du maillot, vision moderne du football et charisme naturel, trois éléments qui plaisaient déjà dans l’équipe technique qu’il envisageait amener avec lui.

Ce potentiel retour n’est pas sans rappeler celui d’un certain Zinedine Zidane, encore largement fantasmé dans les travées du Vélodrome — mais jamais réalisé. Pourtant, nommer Beye serait une décision stratégique : un retour aux racines, pour reconnecter l’OM à son identité et susciter une nouvelle dynamique populaire.

Quelles options face à Strasbourg et pour la suite ?

Avant une décision définitive, le tandem Jacques Abardonado – Romain Ferrier est pressenti pour assurer l’intérim sur le banc face à Strasbourg, le week-end prochain. Si ce choix peut sembler logique sur le court terme, il ne s’inscrit pas dans la tradition récente de l’OM. On se souvient que Jean-Louis Gasset avait été appelé en pompier lors du départ de Gattuso en 2024, confirmant ainsi que le club préfère s’appuyer sur des entraîneurs confirmés plutôt que sur des intérimaires inexpérimentés en Ligue 1.

Habib Beye coche plusieurs cases, mais reste un pari. La Ligue 1 est impitoyable, et dans un championnat où chaque faux pas est scruté — en particulier sous la pression du PSG, son rival historique — l’OM ne peut se permettre une saison blanche. L’impact d’une mauvaise série serait considérable sur le classement, mais aussi sur la qualification pour les prochaines compétitions européennes.

Côté PSG, les regards sont déjà tournés vers la Canebière. Un nouveau coach, surtout s’il s’agit d’un ancien joueur comme Beye, pourrait insuffler une énergie nouvelle à un groupe souvent instable ces dernières saisons. À l’heure où Paris, leader actuel du championnat, semble intouchable, relancer l’OM passe aussi par une figure charismatique, capable de rassembler et de motiver les troupes.

Un choix symbolique… mais risqué

Si le club phocéen opte pour Beye, ce sera autant une déclaration d’amour qu’un pari osé. Un retour qui ravirait les supporters, mais dont la réussite dépendra avant tout de sa capacité à gérer la pression d’un club toujours en ébullition. La transition tactique avec l’après De Zerbi s’annonce périlleuse. Là où l’Italien prônait un jeu de possession rigoureux, Beye devrait imposer une approche plus directe, plus physique, plus marseillaise en somme.

La direction marseillaise doit donc choisir : jouer la carte de la continuité d’un tandem par intérim, ou celle de l’âme retrouvée avec un Habib Beye prêt, selon ses mots, à « venir en courant ». Un symbole fort, dans une saison où l’OM ne peut se permettre d’être à la traîne, surtout face à un PSG toujours dominateur.

L’avenir nous dira si ce choix, s’il se confirme, était visionnaire… ou précipité.

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