OM : Longoria évite le naufrage financier avec De Zerbi grâce à un accord à 15 millions

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Aricle écrit par Maxime Nauzit

L’Olympique de Marseille tourne (encore) une page dans sa quête de stabilité sur le banc. La collaboration entre Roberto De Zerbi et le club phocéen s’est terminée, officiellement « d’un commun accord ». Une clause classique dans le jargon footballistique… sauf que derrière cette formule rassurante se cache une vaste opération de maîtrise budgétaire orchestrée par Pablo Longoria. Décryptage d’un deal financier stratégique qui pourrait, ironiquement, sauver la trésorerie olympienne pour la saison 2025-2026.

Un départ fracassant à la suite d’un échec sportif assumé

L’implosion devenait inévitable après une succession de déconvenues. L’humiliation au Vélodrome face au PSG (0-5), suivie d’une élimination sèche contre le Club Bruges en huitième de finale de Ligue des Champions (0-3), avait fragilisé l’Italien. Après le Classique, De Zerbi, dépité, confiait son impuissance devant la presse : « Je n’ai pas d’explication », propos rapportés par L’Équipe. Des résultats en montagnes russes, une équipe en perte d’identité… le constat était sans appel.

Dans un communiqué publié dans la nuit du mardi 4 au mercredi 5 mars 2025, l’OM a officialisé la séparation. Présidé par Pablo Longoria, soutenu par le propriétaire Frank McCourt et Medhi Benatia (Directeur du football), le club a évoqué une décision stratégique « dans l’intérêt du club ». Mais c’est bien en coulisses que le véritable tournant s’est joué.

Un accord financier qui sauve l’OM d’un gouffre budgétaire

Roberto De Zerbi percevait environ 400 000 euros nets par mois. À cela s’ajoutaient les contrats de ses sept adjoints. Si les règles étaient strictement appliquées, une rupture unilatérale aurait coûté à l’OM entre 12 et 15 millions d’euros, selon RMC Sport.

Heureusement pour Marseille, De Zerbi a accepté de ne pas réclamer le paiement de sa dernière année de contrat (2026/2027). Le club lui règlera uniquement les salaires dus jusqu’à la fin de la saison actuelle. En contrepartie, l’Italien a exigé que ses sept membres du staff soient « correctement indemnisés », ce que l’état-major olympien a accepté. Une négociation rondement menée qui démontre la capacité de Longoria à éviter un effondrement financier, tout en maintenant la dignité de la séparation.

Ce compromis, bien que non chiffré officiellement, évite à l’OM de plomber ses finances à l’aube d’un été où chaque euro comptera pour reconstruire un effectif à la dérive. L’objectif : rester compétitif en Ligue 1, viser une qualification européenne 2026, et bien sûr, faire bonne figure lors du prochain affrontement contre le PSG au Parc des Princes — une revanche attendue depuis le 0-5 cuisant.

Un signal fort dans une lutte constante avec Paris

Cette affaire a un double effet : stabiliser le budget 2025-2026, et envoyer un message à la concurrence. L’OM, souvent moqué par les supporters parisiens pour ses choix instables, prouve ici une gestion stratégique plutôt que passionnelle. Préserver les finances pour mieux investir sur un entraîneur plus en phase avec les exigences marseillaises devient une priorité. Longoria, qui joue gros, entend redonner une structure forte à l’OM, capable de rivaliser avec un PSG toujours plus dominateur.

Paris s’organise déjà pour conserver Mbappé ou le remplacer sans perte de qualité. Marseille, de son côté, mise sur une stratégie économique plus prudente. Davantage que le terrain, ce sont aussi les coulisses de gestion des clubs qui définissent la suprématie sur la durée.

Quel avenir pour De Zerbi et pour l’OM ?

Roberto De Zerbi, selon Onze Mondial, serait déjà courtisé par plusieurs grands clubs européens, séduits malgré tout par sa philosophie de jeu. Reste à savoir si son passage express à Marseille entachera son image.

Côté marseillais, le chantier est colossal. Le prochain coach aura pour mission non seulement de redresser l’équipe, mais surtout de restaurer une identité de jeu crédible. Le public du Vélodrome, exigeant, attend des actes forts. Et dans le duel psychologique qui l’oppose chaque saison à Paris, Marseille doit prouver qu’elle peut être cohérente… pas seulement dans la parole, mais aussi dans la planification.

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