OM : pourquoi De Zerbi va (déjà) quitter Marseille, et quel impact pour la saison 2025-2026 ?

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Aricle écrit par Maxime Nauzit

Le divorce entre l’Olympique de Marseille et Roberto De Zerbi semble inévitable. Entre désillusion collective, perte d’autorité et vestiaire désengagé, le technicien italien est en passe de tourner la page marseillaise à moins d’un an de son arrivée. Retour sur les raisons profondes de cette rupture, et ses conséquences pour l’OM en pleine saison 2025-2026.

Une dynamique brisée après le naufrage face au PSG

Si le départ de Roberto De Zerbi semblait encore évitable il y a quelques semaines, le revers retentissant face au Paris Saint-Germain (0-4 au Vélodrome) a agi comme un électrochoc. Un Classique historiquement tendu, souvent vu comme le baromètre de la saison de l’OM, a viré à la démonstration cruelle côté parisien. Cette claque a non seulement montré les limites tactiques actuelles de l’équipe, mais elle a aussi exposé une fracture déjà bien entamée entre le coach et son vestiaire.

En conférence d’après-match, De Zerbi ne cachait pas sa désillusion : « Nous n’avons pas existé. Je ne reconnais pas mon équipe ». Un aveu d’impuissance lourd de sens. D’après RMC Sport, le retour à la Commanderie n’a fait qu’aggraver son ressenti : les attitudes n’ont pas changé, l’envie semblait absente, et les regards détournés ont signé la fin d’un cycle pourtant à peine entamé.

Perte d’autorité et désillusion interne

Lorsque Pablo Longoria a nommé De Zerbi à la tête de l’OM à l’été 2025, les supporters marseillais espéraient un renouveau ambitieux, un style de jeu conquérant, et une identité forte. L’ancien coach de Brighton et du Shakhtar Donetsk arrivait avec une réputation flatteuse et une philosophie très exigeante. Mais la greffe n’a jamais réellement pris.

L’adhésion du vestiaire ? C’est là que tout s’est joué. Selon les informations de RMC Sport, De Zerbi ne se sent plus écouté. L’absence de sursaut après l’humiliation du Classique a définitivement scellé son désengagement. Le staff exécutif, composé notamment de Pablo Longoria, Mehdi Benatia et du propriétaire Franck McCourt, aurait d’ores et déjà enclenché la recherche d’un successeur. Il serait absent du banc dès ce samedi face à Strasbourg.

Un choix aux conséquences majeures pour la saison 2025-2026

Sportivement, ce changement d’entraîneur en milieu de saison pourrait faire mal : l’OM est actuellement en difficulté au classement en Ligue 1, éliminé de la Ligue des Champions, et peine à poser son jeu. L’arrivée d’un nouveau coach sans préparation risque d’accentuer l’instabilité, surtout dans un contexte de fortes attentes. En interne, plusieurs joueurs seraient déjà tentés par un départ cet hiver si la situation reste floue. La reconstruction semble inévitable une fois de plus sur la Canebière.

Comparativement, le PSG continue d’afficher une stabilité sous Luis Enrique, enchaînant les victoires et maîtrisant ses rencontres, notamment lors des sommets hexagonaux comme ce Classique à sens unique. Si les dirigeants marseillais veulent rattraper le wagon parisien – et même celui des autres cadors comme Monaco ou Lyon – il va falloir repenser l’organigramme sportif en profondeur dès ce mois de décembre.

Et maintenant, quelle suite pour l’OM ?

Le nom du remplaçant de De Zerbi n’est pas encore officiel, mais plusieurs pistes circulent. Rudi Garcia, libre depuis son départ d’Al-Nassr, est cité, tout comme Habib Beye, apprécié pour ses analyses percutantes et en lien étroit avec l’environnement marseillais.

L’enjeu n’est pas seulement de sauver une saison mal embarquée, mais aussi de reconstruire un projet clair, cohérent et stable – à l’inverse d’un PSG qui, lui, avance sereinement avec un même entraîneur depuis plus d’un an. Pour l’OM, c’est une nouvelle alerte, et peut-être la dernière chance d’éviter une crise structurelle coûteuse, à quelques mois de la fenêtre estivale 2026 qui pourrait être stratégique.

Le départ de De Zerbi sonne donc comme un aveu d’échec structurel plus qu’une simple erreur de casting. À la croisée des chemins, l’OM doit désormais se réinventer – encore.

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