OM : Départ amer pour De Zerbi, recadré par son meilleur ami Adani

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Aricle écrit par Maxime Nauzit

Le feuilleton De Zerbi s’est brutalement refermé à Marseille. Arrivé à l’OM en juillet 2024 avec des rêves de grandeur et une réputation flatteuse acquise à Sassuolo puis à Brighton, Roberto De Zerbi n’aura finalement pas survécu à la pression phocéenne. Un an et demi après son arrivée, l’Italien plie bagage, visiblement désillusionné. Pourtant, c’est une critique inattendue mais lucide qui fait les gros titres : celle de son propre meilleur ami, Daniele Adani.

La désillusion De Zerbi : ambitions contrariées et échecs tactiques

Lorsque Roberto De Zerbi débarque à Marseille, la direction emmenée par Pablo Longoria annonce une révolution. Le président voyait en lui un « Diego Simeone de l’OM », capable d’instaurer une identité de jeu forte, offensive, et de redonner sa fierté au Vélodrome. Sur le papier, le projet séduit. Dans les faits, c’est une autre histoire.

De Zerbi a tenté de transposer sa philosophie basée sur la possession, le pressing haut et la verticalité rapide. Mais la mayonnaise n’a jamais vraiment pris. Trop d’incohérences dans le système de jeu, de nombreuses blessures chez les cadres (Veretout, Rongier, Gigot) et un effectif peut-être trop limité techniquement pour répondre à ses exigences. Au cœur de la saison 2025-2026, Marseille pointe à la 7e place en Ligue 1, bien loin de ses ambitions européennes et distancé par des rivaux comme le PSG – plus structuré, plus stable, et surtout plus performant dans la gestion de ses hommes-clés.

Une comparaison crue mais nécessaire : si le PSG de Luis Enrique a su bâtir la continuité, l’OM de De Zerbi a fantasmé une révolution sans base solide. Un mal récurrent à la Commanderie depuis plusieurs années.

Adani : entre loyauté amicale et vérité dérangeante

Sur le plateau de l’émission italienne Viva el Fútbol, Daniele Adani ne mâche pas ses mots à propos de l’aventure marseillaise de son ami : « Il n’était probablement pas à la hauteur. ». Une déclaration qui claque et qui dérange, mais qui a le mérite d’être sincère. Adani dit tout haut ce que beaucoup murmurent en interne : De Zerbi n’a pas su s’adapter au contexte volcanique marseillais, ni tirer le meilleur d’un groupe pourtant solidaire.

Il ajoute, toutefois, que l’ancien coach de Brighton a eu des mérites : entraînements nocturnes, exigence renouvelée, rigueur professionnelle. « Il a révolutionné leur façon de penser et a gagné la fidélité des joueurs et de leurs familles », reconnaît Adani. Mais le fond du problème reste intact : un système de jeu mal aligné avec la réalité du vestiaire, et un club incapable de protéger son coach dans les moments clés.

Quel avenir pour De Zerbi ? Rebond en vue en Premier League

Marseille tourne donc une fois de plus une page de son histoire moderne sans ligne directrice. Avec ce nouvel échec, c’est aussi la crédibilité de Pablo Longoria qui en prend un coup, preuve que l’alignement entre projet sportif et ressources humaines reste le talon d’Achille du club face à son rival parisien, plus professionnel dans ses recrutements d’entraîneurs et gestionnaires de projet.

Pour De Zerbi, l’heure est à l’introspection. Mais son avenir pourrait assez vite rebondir. En Angleterre, sa cote demeure élevée. Son nom est cité à Tottenham, qui vient de se séparer de Thomas Frank selon plusieurs sources anglaises comme The Guardian. Un retour au bercail tactique qui pourrait permettre à l’Italien de retrouver une ligue où son football s’exprime plus naturellement.

En attendant, l’OM devra se réinventer – encore une fois – dans une saison 2025-2026 déjà marquée par l’instabilité. L’échec de De Zerbi est plus qu’un revers personnel, c’est le reflet des limites structurelles d’un club qui rêve encore de revenir au sommet… sans encore avoir trouvé la bonne boussole.

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