OM : le vrai prix du départ surprise de De Zerbi enfin connu

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Aricle écrit par Maxime Nauzit

Clap de fin pour Roberto De Zerbi à l’Olympique de Marseille. Arrivé avec fracas sur la Canebière, le technicien italien n’aura pas survécu aux turbulences de cette saison 2025-2026. Son départ, officialisé mercredi, a surpris autant qu’il a soulagé une direction marseillaise en quête de stabilité. Mais combien a réellement coûté cette séparation ? Entre renoncement salarial et indemnités de staff, PuissanceMARSEILLE.fr vous dévoile les dessous financiers d’une rupture stratégiquement négociée.

Un soulagement économique pour l’OM

Alors que les rumeurs évoquaient des sommes astronomiques allant jusqu’à 25 millions d’euros, la réalité est bien plus mesurée. Roberto De Zerbi, dont le contrat courait jusqu’en juin 2027, a accepté de faire un geste fort : renoncer à une année complète de salaire, estimée à 6,6 millions d’euros brut. Un cadeau inespéré pour un club marseillais qui cherchait à limiter les dégâts financiers d’un divorce anticipé.

Selon les chiffres révélés par La Provence et confirmés par L’Équipe, l’OM ne versera à De Zerbi « que » 2,75 millions d’euros pour la période allant de février à juin 2026. Cela représente une économie considérable compte tenu de son salaire mensuel de 550 000 euros brut. Ce compromis a fluidifié les négociations et évité un contentieux qui aurait pu paralyser le club à l’aube d’un nouveau cycle sportif.

Un staff fidèle… et coûteux

Mais l’histoire ne s’arrête pas là. Le départ de De Zerbi ne se faisait pas sans condition : il a exigé que ses sept adjoints soient également indemnisés. De quoi faire grimper la facture, certes, mais là aussi l’OM a su garder la main. En tout, le club devrait verser entre 4 et 5 millions d’euros pour solder l’intégralité du staff technique, une somme jugée acceptable au vu du contexte.

Une stratégie de maîtrise financière bienvenue, surtout en comparaison avec les dépenses colossales du PSG sur ses anciens entraîneurs. À titre d’exemple, l’éviction de Mauricio Pochettino avait coûté plus de 10 millions d’euros à Paris en 2022, sans parler des indemnités versées à l’ère Tuchel. Marseille, pour une fois, fait preuve d’un pragmatisme budgétaire salué en interne.

Un tournant stratégique pour la saison 2025-2026

Ce départ marque un nouveau virage pour l’OM. La direction phocéenne, en quête d’un profil plus fédérateur et durable, cherche désormais à stabiliser un projet encore fragile. Après des résultats en dents de scie en Ligue 1 et une élimination précoce en Ligue Europa, le changement de cap était devenu inévitable.

La gestion du cas De Zerbi montre que l’OM a mûri sur le plan managérial. Loin des décisions impulsives du passé, le club a piloté cette transition avec méthode. Le dénouement pourrait même renforcer la crédibilité de Longoria, accusé ces derniers mois de naviguer à vue.

Côté PSG, ce départ est observé avec une certaine ironie. Tandis que Paris cherche à bâtir une dynastie européenne sous les ordres de Luis Enrique, Marseille accumule les changements de cap. Une instabilité chronique qui alimente la rivalité historique… et les débats sur la capacité de l’OM à rivaliser durablement avec le géant parisien.

Quel avenir pour Marseille ?

Reste désormais à savoir qui prendra les rênes sur le banc marseillais pour terminer cette saison 2025-2026 cruciale, à la fois pour le classement L1 et dans la course à l’Europe. Des noms circulent déjà, parmi lesquels des profils comme Franck Haise, libre après son départ de Lens, ou encore Marcelo Gallardo, récemment remercié par le Betis.

Une chose est sûre : si l’OM veut enfin s’installer dans la continuité et frapper un grand coup dans la rivalité OM-PSG, le prochain coach devra allier vision de jeu, gestion humaine et rigueur tactique. Et surtout, ne pas faire partie d’un énième turnover sur le banc, qui plombe année après année les ambitions marseillaises.

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