OM : Kamissoko prolongé, Benatia met fin à l’hémorragie de talents

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Aricle écrit par Maxime Nauzit

La saison 2025-2026 commence sur les chapeaux de roues du côté de l’OM, tant sur le terrain qu’en coulisses. Si les regards se tournent naturellement vers le futur coach et les ambitions européennes du club phocéen, Medhi Benatia, lui, s’attaque à un chantier essentiel : la politique de formation. Après les départs douloureux de Robinio Vaz et Darryl Bakola cet hiver, la direction olympienne semble décidée à verrouiller ses pépites. Premier symbole fort : la prolongation de contrat de Nouhoum Kamissoko jusqu’en 2027. Zoom sur une décision aussi stratégique qu’indispensable.

Un signal fort envoyé aux jeunes du centre de formation

Après des mois d’incertitude autour de ses talents, l’OM rectifie le tir. Le directeur sportif Medhi Benatia, en poste depuis l’été 2024, a récemment obtenu la prolongation d’un des plus grands espoirs marseillais : Nouhoum Kamissoko, milieu défensif de 21 ans, formé au club depuis 2023. Une information confirmée par le journaliste Loïc Tanzi sur Twitter le 13 février 2026. Le natif de Bamako, qui s’est imposé comme un pilier de la réserve cette saison, est désormais lié au club jusqu’en juin 2027.

Cette signature doit restaurer la confiance des supporters dans la stratégie formation de l’Olympique de Marseille. Le double départ, très commenté, de Robinio Vaz (19 ans, attaquant) vers Leipzig et de Darryl Bakola (20 ans, milieu offensif) à Brentford au mercato hivernal a été perçu comme une perte sèche pour un club historiquement attaché à ses jeunes. Une gifle, surtout face à un Paris Saint-Germain dont la politique d’encadrement des jeunes, malgré la concurrence féroce, paraît plus structurée ces dernières saisons.

Kamissoko, avenir ou simple coup de com’ ?

La prolongation de Kamissoko va-t-elle au-delà de l’effet d’annonce ? Ce milieu défensif au profil complet (1m83, agressivité propre, volume de jeu élevé) n’a pas encore été aperçu sous les projecteurs du Vélodrome en compétition officielle, mais son profil séduit déjà le staff technique de l’OM comme une véritable alternative à Jordan Veretout ou Jean Onana sur la saison 2025-2026. Formé dans un registre box-to-box, il pourrait rapidement avoir sa carte à jouer dans une équipe en quête d’équilibre au milieu.

Sportivement, Kamissoko coche plusieurs cases : intensité dans le duel, vision de jeu correcte, polyvalence. Ses bonnes prestations en National 3 et ses apparitions remarquées en Youth League (4 matches, 2 passes décisives face à l’Atalanta et Anderlecht en 2025) ont confirmé son potentiel. Reste à savoir si Benatia et le futur coach marseillais auront le courage d’intégrer réellement ces profils dans la rotation de l’équipe première, à l’image de ce que le PSG a commencé à faire — avec parcimonie certes — pour ses U19 en Coupe de France notamment.

Une nouvelle ère de stabilité pour la formation marseillaise ?

Ce contrat est aussi le reflet d’une stratégie structurelle. Benatia veut sécuriser les meilleurs éléments avant qu’ils n’attisent la convoitise des recruteurs européens — surtout allemands et anglais, particulièrement actifs sur le marché des jeunes français. La prolongation de Kamissoko s’inscrit dans une politique plus large visant à reconstruire un tissu de formation compétitif, après plusieurs années d’inconstances et d’erreurs de gestion contractuelle.

Mais pour assurer sa crédibilité, l’OM devra faire plus : aligner ces jeunes sur la pelouse, leur offrir des perspectives de progression, et surtout, résister aux avances des cadors européens. Un défi à la fois économique et sportif. Dans une Ligue 1 2025-2026 ultra concurrentielle, où chaque point est crucial pour atteindre les objectifs (Top 4 et place européenne directe), Kamissoko pourrait être un atout de rotation très précieux.

Enfin, à l’heure où le PSG continue de surfer sur l’explosion de Warren Zaïre-Emery et la percée de joueurs comme Ethan Mbappé ou Serif Nhaga, l’OM n’a pas vraiment le droit de se louper s’il veut exister dans cette rivalité. Miser sur la formation n’est donc plus une option : c’est une nécessité stratégique.

En verrouillant Kamissoko, Benatia envoie un message clair : à Marseille, il n’y a plus de place pour les erreurs de casting sur la jeunesse. Il s’agit donc maintenant de transformer l’essai sur le terrain.

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