L’Olympique de Marseille, à la recherche d’un nouveau souffle sur le banc depuis le départ de Roberto De Zerbi, voit encore sa quête de stabilité freinée. Si Habib Beye demeure le favori numéro un pour prendre les commandes de l’équipe première, son arrivée vient d’être retardée une fois de plus. Et pour le vice-champion en difficulté, le timing devient critique.
Une procédure administrative bloque l’officialisation de Beye
Depuis plusieurs semaines, la piste menant à Habib Beye agite la Canebière. Ancien joueur emblématique de l’OM, consultant respecté puis coach à la progression prometteuse, Beye fait figure de choix naturel – voire sentimental – pour prendre en main les Olympiens. Mais malgré l’enthousiasme grandissant, son nom n’a toujours pas été officialisé.
Comme l’a révélé le journaliste Benjamin Quarez, une réunion de conciliation avec la LFP est prévue mardi pour valider administrativement son départ du Stade Rennais. Ensuite, seulement après la réception du procès-verbal officiel, Rennes pourra enregistrer son successeur (très probablement Franck Haise), ce qui libérera Beye de son engagement contractuel. En clair : même dans le meilleur des scénarios, l’OM ne pourra annoncer son nouvel entraîneur qu’à partir de mercredi.
OM : plusieurs jours sans coach, un luxe dangereux
À ce stade de la préparation estivale, l’absence prolongée d’un entraîneur principal est loin d’être anodine. Les grands clubs européens, notamment le PSG, concurrent direct en Ligue 1 et en Ligue des Champions, ont déjà repris leurs entraînements avec une direction technique claire. À Marseille, c’est Jacques Abardonado qui assure l’intérim. Mais sans approche tactique stable ou feuille de route claire, la gestion du groupe professionnel reste incertaine.
Ce retard soulève aussi des questions en termes de recrutement estival. Plusieurs dossiers chauds (un milieu récupérateur, un avant-centre de rotation) attendent l’aval du futur coach. Une arrivée tardive de Beye pourrait laisser filer des opportunités sur un marché des transferts où la concurrence est rude.
Une arrivée attendue mais sous pression
Si Beye arrive bel et bien sur le banc marseillais, il devra rapidement faire face à une forte pression populaire et médiatique. Son passage mitigé à Rennes renforce le scepticisme d’une partie des supporters, même si ces derniers demeurent attachés à son passé phocéen. Il faudra convaincre vite, redonner une identité à une équipe qui a perdu de sa superbe malgré sa deuxième place en Ligue 1 lors de la saison 2024-2025.
La Ligue des Champions 2025-2026 n’attendra pas. L’OM ne peut se permettre de rater ses débuts européens, surtout face à des adversaires maîtrisant déjà leur projet technique. Dans un contexte où chaque faux pas peut permettre au PSG de creuser l’écart en championnat ou dans le classement UEFA, ces jours de retard peuvent peser plus lourd qu’on ne le pense.
Des alternatives sous surveillance
Le flou autour du dossier Beye remet également en lumière les autres pistes étudiées en interne : Igor Tudor (ancien coach de l’OM), Sergio Conceição (libre après son départ du FC Porto) et Éric Chelle (actuellement sélectionneur du Mali). Des profils différents, mais chacun pouvant répondre à un projet plus rationnel si la piste Beye ne se concrétise pas la semaine prochaine.
Pour l’instant, la direction marseillaise reste focalisée sur Beye. Mais l’horloge tourne, et une alternative pourrait émerger si les blocages avec la LFP traînent ou si Rennes décidait de faire monter les enchères.
Conclusion : Marseille joue gros
En cette saison 2025-2026, chaque jour compte. Dans le tumulte médiatique et sportif de la rivalité OM-PSG, les Parisiens ont une longueur d’avance en matière de stabilité et de vision. Pour que Marseille reste crédible dans la course aux titres, l’arrivée de Beye doit vite être entérinée – ou l’OM devra se tourner sans attendre vers un plan B solide. Une chose est sûre : patience ne doit pas rimer avec passivité.