OM : L’avenir incertain de De Zerbi après l’humiliation face à Bruges

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Aricle écrit par Maxime Nauzit

Le ciel s’assombrit sérieusement au-dessus de la Commanderie. L’Olympique de Marseille, éliminé sans gloire par le Club Bruges (3-0) en Ligue des champions, traverse une crise à la hauteur des ambitions affichées en début de saison. Pire encore : Roberto De Zerbi, arrivé avec l’étiquette de messie tactique sur la Canebière en juin dernier, pourrait déjà faire ses valises. Un séisme à venir qui secoue les travées du Vélodrome, à la veille d’un tournant pour la saison 2025-2026.

Une défaite aux allures de rupture

La claque reçue en Belgique n’est pas qu’un simple revers européen : c’est une lame de fond aux conséquences potentiellement explosives. En terminant 25e au coefficient UEFA dans cette édition de la Ligue des champions, l’OM est exclu directement de toutes compétitions européennes pour le reste de la saison. Une débâcle rare, qui expose cruellement les failles d’un collectif pourtant renforcé cet été.

Medhi Benatia, conseiller sportif du club, n’a pas mâché ses mots en zone mixte après la rencontre. Visage fermé, voix sévère, son coup de gueule révélé par RMC Sport montre au grand jour des tensions internes jusque-là contenues. L’ancien défenseur marocain, devenu une voix forte dans l’organigramme olympien, aurait même mis en cause ouvertement les choix tactiques de De Zerbi, jugés trop rigides face à une équipe de Bruges plus dynamique et audacieuse.

Des discussions sont actuellement en cours entre les dirigeants marseillais et le technicien italien, selon plusieurs sources convergentes. Fait révélateur : l’équipe est en mise au vert à Clairefontaine sans son entraîneur. Le message est fort et sans ambiguïté : la rupture n’est plus taboue, elle est envisagée très sérieusement.

Un départ aux lourdes conséquences sportives et symboliques

Si De Zerbi quitte l’OM, ce serait bien plus qu’une éviction : ce serait l’échec d’un projet construit autour de lui. Arrivé avec une vision de jeu ambitieuse, inspiré de son passage à Brighton, l’Italien devait incarner la nouvelle ère phocéenne. L’OM avait misé gros en le recrutant, avec un staff élargi et un effectif bâti selon ses recommandations, notamment les arrivées de Pedriño Barbosa et Emerson Vallejo, profilés pour son style basé sur la possession et la verticalité rapide.

Mais voilà : sur le plan comptable, les résultats sont décevants. En Ligue 1, Marseille occupe une modeste 6e place après 20 journées, déjà distancé par le PSG (1er) de Luis Enrique, qui surfe cette saison sur une régularité impitoyable. La rivalité entre les deux clubs est plus criante que jamais. Tandis que Paris semble avoir trouvé la stabilité avec un effectif mature et une philosophie claire, Marseille doute, tâtonne… et pourrait changer encore une fois d’entraîneur en moins d’un an.

Il serait dangereux de négliger l’effet d’un tel bouleversement dans le vestiaire, surtout à deux jours d’un match capital face au Paris FC en Coupe de France. Roberto De Zerbi ne devrait même pas être sur le banc ce jour-là, preuve du processus de séparation en marche. En cas d’élimination supplémentaire, la crise pourrait virer au chaos institutionnel.

L’OM joue gros dans les prochaines heures. Le choix de garder ou remplacer De Zerbi influencera directement l’avenir de la saison, l’attractivité du club – notamment sur le mercato hivernal – et sa capacité à rivaliser, ne serait-ce qu’en championnat, avec le PSG et les autres cadors du football français.

Quel avenir pour l’OM sans De Zerbi ?

En coulisses, les premières rumeurs circulent déjà quant à un possible remplaçant. Si aucun nom n’a encore été confirmé, Benoît Cheyrou ou Christophe Galtier sont évoqués en interne selon des sources proches du dossier (source : RMC Sport). Aucun choix n’a encore été arrêté, mais l’heure est à la réactivité. L’OM ne peut pas se permettre de s’enliser, surtout dans une seconde partie de saison sans affiche européenne pour redorer son blason.

Les prochains jours seront déterminants pour le club phocéen, plus que jamais à un carrefour de son ambition. Une chose est certaine : si l’OM veut exister face à un PSG dominateur cette saison, la cohérence stratégique doit devenir une priorité. Et cela passera, ou non, par un nouveau départ… sans Roberto De Zerbi.

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