OM : De Zerbi tranche après l’altercation Vermeeren-Kondogbia, une décision forte avant Rennes

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Aricle écrit par Maxime Nauzit

Une semaine décidément pas comme les autres sur la Canebière ! Après une double désillusion — l’élimination en Ligue des Champions et un triste nul en Ligue 1 — l’Olympique de Marseille s’apprête à disputer une rencontre décisive face au Stade Rennais en huitièmes de finale de Coupe de France. Mais l’enjeu dépasse le simple résultat : l’autorité de Roberto De Zerbi est à l’épreuve alors qu’un accrochage entre Arthur Vermeeren et Geoffrey Kondogbia a secoué la sphère olympienne.

Un contexte explosif avant la Coupe de France

La défaite à Bruges (3-0) a laissé des traces. Non seulement elle a chassé l’OM de la Ligue des Champions, mais elle a aussi révélé des tensions internes. Loin de retrouver de la sérénité, les Marseillais ont de nouveau trébuché en championnat avec un match nul 2-2 face au Paris FC, gâchant une avance de deux buts. Résultat : Lyon recolle au classement et la zone européenne se complique un peu plus. Cette instabilité sportive s’est reflétée sur le terrain d’entraînement.

Selon des sources concordantes (L’Équipe, RMC Sport), une vive altercation a éclaté entre Vermeeren et Kondogbia lors d’une séance d’entraînement musclée. Choqué, le vestiaire s’est interrogé sur la gestion de Roberto De Zerbi, arrivé avec la promesse de remettre rigueur et passion dans le collectif phocéen. Mais plutôt que de sanctionner, le technicien italien a surpris en maintenant les deux joueurs dans son groupe pour la réception cruciale de Rennes.

Une volonté d’unir plus que de punir

La décision de De Zerbi est symbolique. Convoquer Vermeeren et Kondogbia, malgré leur accrochage, en dit long sur sa stratégie managériale. Dans un club exposé comme l’OM, et dans une saison 2025-2026 pleine d’incertitudes, le coach a choisi de temporiser. Message envoyé : les conflits internes se règlent dans le vestiaire, pas par l’exclusion.

Aux yeux des supporters et des observateurs, c’est un pari risqué. L’Olympique de Marseille joue gros ce soir. Avec le PSG déjà éliminé du tableau (au tour précédent), la Coupe de France devient une opportunité en or pour décrocher un trophée qui échappe au club depuis plus de 10 ans. Briller en Coupe nationale serait aussi une manière de relancer l’élan populaire du club et rattraper un début d’année chaotique.

En plus de Vermeeren et Kondogbia, De Zerbi peut compter sur le retour d’Emerson, absent ces dernières semaines. Aguerd, en revanche, manquera à l’appel, et son absence en défense centrale pourrait peser lourd face à une équipe rennaise capable d’exploiter les espaces. Côté nouveauté, les deux recrues hivernales Quinten Timber et Ethan Nwaneri sont bien dans le groupe, témoignant de la volonté de De Zerbi d’intégrer rapidement les renforts pour stimuler la dynamique d’équipe.

Comparaisons, enjeux et impact face au PSG

Avec Paris déjà hors-course dans cette édition de la Coupe, l’OM tient là une chance rare de mettre fin à sa disette de titres sans croiser son meilleur ennemi. Et cela ajoute une pression supplémentaire. Comment mieux humilier le PSG que de soulever la Coupe de France, un trophée largement dominé par les Parisiens ces dernières années ?

Cependant, ce genre d’environnement émotionnel peut aussi devenir un piège. L’OM devra éviter de se désunir, comme ce fut le cas au Paris FC, pour ne pas dilapider ses opportunités. La gestion du vestiaire, les leviers psychologiques et les choix tactiques de De Zerbi seront décisifs dans cette opération commando. Car une élimination ce soir plongerait définitivement le club dans une crise profonde, alors qu’un succès pourrait faire oublier les derniers revers européens et repositionner l’OM comme sérieux candidat au titre.

Le rendez-vous contre Rennes n’est donc pas qu’un huitième de finale. C’est une bascule, un moment charnière dans cette saison 2025-2026 où tout reste à écrire. À De Zerbi, désormais, d’imposer sa patte… et d’éviter que Marseille ne s’enflamme une fois de plus pour de mauvaises raisons.

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