Mercato OM : Amir Murillo vendu à Besiktas, un deal à 6 millions d’euros

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Aricle écrit par Maxime Nauzit

L’Olympique de Marseille vient de frapper un joli coup financier sur le marché des transferts. Ce vendredi 6 février 2026, le club phocéen a officialisé le départ d’Amir Murillo vers Besiktas. Une opération à 6 millions d’euros qui permet à l’OM de réaliser une belle plus-value, mais qui soulève aussi de vraies interrogations sur le plan sportif en pleine saison 2025-2026.

Une belle vente pour les finances marseillaises

Recruté à l’été 2023 pour seulement 2,5 millions d’euros en provenance d’Anderlecht, Amir Murillo n’aura passé que deux saisons sur la Canebière. Le défenseur panaméen de 29 ans file aujourd’hui à Istanbul pour rejoindre Besiktas, club de Süper Lig turque. Un chèque de 6 millions d’euros atterrit dans les caisses du club marseillais, soit plus du double de son prix d’achat.

Si Murillo était évalué à 10 millions d’euros par Transfermarkt, cette affaire représente tout de même une belle plus-value pour la Direction olympienne, dans un contexte où le fair-play financier reste sous surveillance. Pour un club comme l’OM, qui tente de jongler entre ambitions sportives et équilibre budgétaire, ce type de transaction peut faire du bien… du moins à court terme.

Un départ qui affaiblit la rotation défensive

Si la vente est intéressante d’un point de vue économique, elle interroge sur un plan strictement sportif. Sous la houlette de Roberto De Zerbi, Amir Murillo s’était imposé comme un élément fiable et polyvalent dans la défense marseillaise. Capable d’évoluer latéral droit ou parfois même dans une défense à trois, Murillo avait su s’adapter au jeu exigeant de l’ancien coach du Shakhtar et de Brighton. Son départ laisse donc un vide, notamment dans une équipe qui court toujours après la stabilité défensive.

Alors que l’OM vise un retour en Ligue des Champions (via une place dans le top 3 de Ligue 1), et reste encore engagé en Ligue Europa, perdre un joueur d’expérience en février ressemble davantage à une prise de risque calculée qu’à un pur choix sportif. Rappelons que Murillo a disputé 21 matchs cette saison, contribuant régulièrement à la solidité défensive du onze marseillais.

Quels plans de secours pour De Zerbi ?

L’entraîneur italien va devoir ajuster ses plans. Plusieurs solutions sont envisageables : relancer un joueur comme Bamo Meïté, repositionner Jonathan Clauss ou donner sa chance à un jeune issu du centre de formation. Mais dans une saison déjà bien lancée, augmenter la pression sur un effectif déjà court peut s’avérer coûteux. En comparaison, le PSG – éternel rival de l’OM – a considérablement renforcé sa défense cet hiver avec l’arrivée de talents confirmés, notamment pour pallier les blessures.

Pour De Zerbi, chaque position compte, surtout dans une phase cruciale où Marseille affrontera des adversaires directs pour la Ligue des Champions. La gestion de cet effectif « resserré » posera donc un véritable défi tactique.

Une page qui se tourne pour Murillo

Amir Murillo s’engage avec Besiktas jusqu’en juin 2029. Une belle porte de sortie pour l’international panaméen, qui rejoint l’un des géants d’Istanbul. À 29 ans, il découvre un nouveau championnat et s’offre peut-être un dernier challenge d’envergure européenne. Pour l’OM, cette vente marque à la fois une réussite de court terme en termes de gestion d’actifs… mais aussi un test sportif dans les mois à venir.

La suite ? Elle dépendra de la capacité du club olympien à compenser son départ sans plomber l’équilibre du onze de De Zerbi… un défi de plus dans une saison pleine d’enjeux.

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