Chaos à l’OM après la claque face au PSG : décryptage d’une crise profonde

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Aricle écrit par Maxime Nauzit

Le Classique du 8 février 2026 restera dans les mémoires… surtout côté marseillais. Une défaite historique (0-5) infligée par le PSG au Vélodrome plonge l’OM dans une spirale inquiétante, marquant une troisième lourde défaite depuis le début de l’année civile. Et cette série noire, inédite depuis 49 ans, soulève des interrogations sur l’état du club, de la direction jusqu’au vestiaire. Zoom sur une crise où la rivalité PSG-OM dépasse le cadre sportif pour révéler des failles structurelles profondes.

Un naufrage en plein Classique : quand l’OM sombre face à son ennemi juré

Ce Classique tant redouté a viré à l’humiliation absolue. Le PSG, porté par un Ousmane Dembélé en feu (2 buts, 1 passe décisive), a étouffé l’OM dans une démonstration de puissance qui a choqué la presse européenne (Onze Mondial). Plus qu’une simple défaite, c’est un vrai séisme qui secoue la Canebière. « Un naufrage » selon La Provence, le quotidien n’ayant pas mâché ses mots avec des qualificatifs cinglants tels que « sous-doués » ou encore « nuls » pour évoquer la prestation des Olympiens (La Provence).

Les choix de Roberto De Zerbi sont notamment pointés du doigt. Le technicien italien, arrivé avec de grosses ambitions à l’été 2025, voit aujourd’hui son projet remis en question. Selon Onze Mondial, certains joueurs n’auraient pas respecté ses consignes, ajoutant une dose de chaos tactique à une équipe déjà désorganisée (source). Une crise d’autorité ? D’implication ? Les signaux sont au rouge.

Structuration en péril : entre gestion sportive fragile et joueurs en manque de leadership

Cette lourde défaite s’inscrit dans une dynamique inquiétante. L’OM a encaissé trois revers sévères depuis le 1er janvier 2026, une série noire que le club n’avait plus connue depuis 1977. Défaits successivement par Nice (0-3), Lille (1-4) et le PSG, les Olympiens affichent une défense poreuse, une attaque inopérante et un milieu en apnée. Leonardo Balerdi, par exemple, noté 1/10 par plusieurs médias après le Classique, incarne cette difficulté à tenir le choc mentalement et physiquement dans les grands rendez-vous (source).

De Zerbi peut-il être le problème ou la solution ? Malgré les critiques, il bénéficie d’un soutien inattendu de la part de Luis Enrique, entraîneur du PSG, qui a salué le projet mis en place à Marseille, soulignant que « construire prend du temps » (source). Mais les résultats parleront très vite d’eux-mêmes. L’OM joue gros dans les semaines à venir : quart de finale de Coupe de France, double confrontation cruciale en Europa League et affrontements contre Monaco et Lyon.

Dans ce climat, certains leaders déçoivent. Mason Greenwood, pourtant attendu comme le détonateur de l’attaque olympienne, est pointé du doigt. Accusé d’être trop passif, lent à l’exécution, il incarne malgré lui le manque de tranchant général d’un OM sans rythme (source).

Quelle suite pour l’OM dans une saison déjà menacée ?

Le plus inquiétant reste à venir : l’impact que cette crise pourrait avoir sur la saison 2025-2026 dans son ensemble. Actuellement 7e de Ligue 1 après 23 journées, l’OM est distancé dans la course à la Ligue des Champions. Une non-qualification pour la C1 serait un véritable coup dur économique et sportif. En parallèle, la confrontation à venir en Ligue Europa contre l’Eintracht Francfort s’annonce capitale pour retrouver un semblant de crédibilité européenne.

En coulisse, Pablo Longoria est attendu au tournant. Son silence depuis le Classique suscite des interrogations sur l’orientation stratégique du club. A l’inverse, le PSG, lui, enchaîne les démonstrations de force sous la direction de Luis Enrique, s’affirmant comme le prétendant numéro un au titre tout en humiliant sportivement son grand rival.

L’OM est à l’instant critique de sa saison. Réagir ou sombrer ? En tout cas, le Classique 2026 pourrait bien rester comme le déclencheur d’un profond remaniement.

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