Ilan Kebbal rêve-t-il vraiment de l’OM ? Analyse d’un flirt mesuré avec Marseille

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Aricle écrit par Maxime Nauzit

La Ligue 1 version 2025-2026 n’a pas fini de nous surprendre. Si certains talents explosent dans l’ombre des projecteurs, Ilan Kebbal, lui, brille avec éclat sous les couleurs du Paris FC. Auteur de huit réalisations en première partie de saison, il s’impose comme l’un des hommes forts du club parisien. Et pourtant, c’est bien de Marseille qu’il rêve. Club de son cœur, l’OM reste dans son viseur. Mais entre attachement au PFC, lucidité sur son niveau, et reconnaissance du talent de Greenwood, l’ancien Rémois affiche une lucidité rare. Alors, l’OM doit-il foncer sur Kebbal ? Décryptage.

Un début de saison stratosphérique avec le Paris FC

À 27 ans, Ilan Kebbal vit sans doute sa meilleure saison professionnelle. Après une année prometteuse en Ligue 2, il confirme pleinement en Ligue 1, avec huit buts et plusieurs prestations techniques de haute volée. Véritable métronome du jeu parisien, il incarne la montée en puissance surprenante du promu, désormais aux portes du top 10 après 21 journées.

Sur les ondes de Génération After (RMC), il revient sur son refus de départ lors du mercato hivernal : « Il n’y a pas eu de discussions parce qu’on savait avec le club que c’était fermé ». Plus qu’un simple choix tactique, un engagement fort envers une structure qui lui a tendu la main. Kebbal veut « finir la saison au Paris FC et leur rendre ce qu’ils [lui] ont donné ». Un discours rare à l’heure des mercatos précipités, qui souligne son attachement et sa loyauté.

Marseille, entre attirance sentimentale et lucidité sportive

Originaire de Marseille, Kebbal reconnaît un lien affectif profond avec l’Olympique de Marseille. Mais à l’image de ses propos sur RMC, il ne se fait pas d’illusions sur sa capacité à s’imposer : « Non, il y a Greenwood. C’est le meilleur joueur de Ligue 1… Je pense que quand on est joueur, il faut être juste avec soi-même. »

Un hommage appuyé à Mason Greenwood, la recrue-star de l’OM qui affole les compteurs cette saison avec 14 buts et 6 passes décisives. L’Anglais semble avoir relégué tous ses concurrents au second plan dans le cœur de Gattuso, renforçant l’idée que Kebbal devrait, au mieux, jouer les doublures.

Mais le milieu offensif ne ferme pas la porte pour autant : « Est-ce que je peux être dans le groupe élargi ? Je pense que oui. » Un positionnement honnête, sans survente, qui peut séduire une direction olympienne souvent allergique aux ego surdimensionnés.

Côté mercato, Kebbal est sous contrat avec le PFC jusqu’en 2028. Un transfert cet été supposerait une forte plus-value pour un joueur performant mais sans expérience européenne. Un pari intéressant pour l’OM, surtout en cas de départ d’un profil offensif comme Ndiaye ou Harit.

Kebbal à Marseille : un bon coup dans le contexte actuel ?

La saison 2025-2026 de l’OM s’annonce dense, entre la Ligue des Champions, la Coupe de France et la Ligue 1. Les ambitions sont claires : rattraper le PSG et enfin franchir un cap européen. Dans cette optique, le recrutement de joueurs expérimentés mais accessibles pourrait permettre d’étoffer un effectif parfois peu profond. Kebbal, avec son profil polyvalent et son abnégation, entre clairement dans cette catégorie.

Mais attention à ne pas surévaluer son impact : s’il présente des qualités techniques indéniables et une grosse capacité de percussion, il reste un joueur qui découvre encore le très haut niveau. Comparé à un Warren Zaïre-Emery du PSG, dont les performances sont déjà calibrées Ligue des champions, Kebbal est clairement en phase d’apprentissage.

La rivalité entre Marseille et Paris prendrait d’ailleurs une tournure savoureuse si un joueur majeur du PFC choisissait l’Orange Vélodrome. Mais pour l’heure, le joueur reste fidèle à ses engagements. L’été 2026 pourrait toutefois rebattre les cartes, surtout si le Paris FC ne parvient pas à décrocher le maintien.

Pour l’OM, la tentation est réelle. Reste à savoir si Pablo Longoria et Medhi Benatia oseront miser sur un profil aussi atypique. Ce qui est sûr, c’est que Kebbal n’a pas fini de faire parler de lui.

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