L’Olympique de Marseille vient d’entrer dans une nouvelle zone de turbulences. Moins de deux ans après sa nomination, Roberto De Zerbi quitte le navire phocéen. Son départ, officialisé dans la nuit du 11 février 2026, intervient au terme d’un enchaînement de désillusions sportives, dont une douloureuse humiliation à Bruges et une claque reçue face à l’éternel rival, le PSG. Retour sur les raisons profondes de cette rupture et les cicatrices qu’elle laisse dans le vestiaire marseillais.
Un rêve avorté pour De Zerbi
Arrivé à l’été 2024 en provenance de Brighton avec la réputation d’un tacticien visionnaire, Roberto De Zerbi portait l’ambition claire de ramener l’OM sur la scène européenne. Sa première saison avait pourtant ravivé l’espoir du peuple marseillais avec une prometteuse deuxième place en Ligue 1 et un jeu porté vers l’avant. Mais en ce début 2026, le vent a tourné. En Ligue des champions, l’humiliation subie à Bruges (défaite 4-0) a sérieusement entamé la crédibilité du technicien italien. Pire encore, la lourde défaite au Vélodrome face à un PSG sans pitié (3-0) a fini de précipiter une situation devenue « intenable ».
Dans un entretien relayé par Canal +, la journaliste Margot Dumont a confié le profond désarroi de De Zerbi : « Il se dit très triste, c’est un rêve qu’il n’a pas réalisé. Pour lui c’est comme un chagrin d’amour ». Au-delà des mots, c’est un constat d’échec pour un homme qui croyait dur comme fer à son projet sur la Canebière.
Un projet étouffé par les résultats et la pression
Le projet De Zerbi avait séduit dès le départ : jeu de possession ambitieux, développement des jeunes (comme le prometteur Moumbagna) et volonté de s’ancrer durablement en Ligue des champions. Mais c’est justement sur cette scène européenne que son plan s’est fracassé. La gifle reçue à Bruges début février a symboliquement scellé son sort. En interne, la direction olympienne, menée par Pablo Longoria, a estimé que « le cycle était terminé ». Selon L’Équipe, la séparation serait survenue d’un commun accord après une réunion de crise où la nécessité de changer de cap est apparue inévitable.
À cela s’ajoutait une fragilité psychologique de l’effectif, incapable de redresser la barre après les gros rendez-vous ratés. La défaite en Classique face au PSG, pourtant privé de nombreux titulaires selon Onze Mondial, a été vécue comme une trahison aux ambitions affichées. Paradoxalement, ce revers face au club de la capitale a accentué la rivalité et la frustration du peuple marseillais, bien conscient de l’éternelle comparaison avec le rouleau compresseur parisien, toujours dans la course aux titres.
Quel avenir pour l’OM en 2025-2026 ?
Alors que Marseille est encore engagé en Ligue 1 et dans un parcours incertain en Europa League, la direction olympienne doit rapidement désigner un homme capable de redonner une dynamique positive. Réussir à accrocher une place en Ligue des champions demeure l’objectif prioritaire. Mais avec un mental fragilisé, une pression populaire croissante, et un banc désormais vide, le chemin sera semé d’embûches.
Dans cette transition, une chose est certaine : les supporters attendent bien plus qu’un intérimaire. Il faudra un meneur d’hommes expérimenté, capable d’imposer son autorité dès les premières heures et surtout de faire oublier les récentes humiliations subies, notamment celle face au PSG, qui conforte une nouvelle fois l’écart abyssal entre les deux institutions.
Conclusion : un bilan contrasté, un avenir incertain
Roberto De Zerbi quitte l’OM avec le goût amer d’un projet inabouti. S’il a posé les bases d’un football ambitieux au Vélodrome, leurs fondations se sont effondrées sous la pression des résultats. Son départ acté, l’OM entre dans une phase critique où le moindre faux pas pourrait compromettre toute ambition européenne.
À l’heure où le PSG continue d’écraser la concurrence en championnat, Marseille n’a plus le droit à l’erreur. Il va falloir frapper fort et vite, sur le marché des entraîneurs comme sur le terrain. La deuxième moitié de saison s’annonce palpitante… et décisive.