Alors que l’Olympique de Marseille pensait avoir trouvé en Habib Beye le successeur idéal à Roberto De Zerbi pour diriger l’équipe lors de cette saison 2025-2026, le dossier semble se complexifier. À l’heure où les supporters marseillais rêvent d’un retour symbolique de l’ancien défenseur, les négociations bloquent, et le flou persiste dans les travées de la Commanderie.
Habib Beye, un rêve marseillais en stand-by
Habib Beye est sans conteste l’un des noms qui fait vibrer l’imaginaire olympien. Ancien capitaine respecté, consultant technique apprécié, et entraîneur prometteur après son passage remarqué au Red Star puis plus récemment au Stade Rennais, l’actuel technicien symbolise l’osmose entre modernité tactique et culture marseillaise. Pourtant, selon RMC Sport et Le Parisien, son arrivée à l’OM est aujourd’hui freinée par des aspects contractuels non résolus avec son club actuel, le Stade Rennais.
En effet, écarté récemment de son poste, le coach négocie toujours les modalités de sa sortie. Les discussions butent sur les indemnités liées à cette éviction, dont le montant conditionne directement sa liberté de s’engager avec un autre club. Côté OM, tant que la situation contractuelle de Beye ne sera pas claire, aucune officialisation ne pourra survenir. Pire, ce retard complique la planification de la pré-saison et bloque les enjeux du mercato estival 2025.
Une succession de De Zerbi dans l’impasse
Avec le départ rapide de Roberto De Zerbi, dont l’adaptation aux exigences de la Ligue 1 et aux turbulences internes de l’OM a été critiquée, les dirigeants marseillais souhaitent tourner la page rapidement. Mais à vouloir aller trop vite, la direction pourrait se heurter à la complexité du marché des entraîneurs en 2025. Plusieurs profils sont évoqués, mais tous présentent des obstacles.
Sergio Conceiçao reste une option crédible, soutenue par une partie du board phocéen. Cependant, la clause libératoire de 4,5 millions d’euros demandée par le FC Porto ralentit les ardeurs marseillaises – surtout que les finances du club sont scrutées de près après une saison 2024-2025 en demi-teinte sans qualification directe pour la Ligue des champions. Walid Regragui a été suggéré dans les médias, mais il n’y aurait à ce stade aucun contact concret. Quant à Igor Tudor, son retour divise, même s’il conserve quelques appuis internes. Eric Chelle, pour sa part, apparaît aujourd’hui comme une piste secondaire.
Dans cette impasse, le risque est grand pour l’OM de prendre du retard par rapport à ses rivaux directs. À commencer par le PSG, qui entame sa saison 2025-2026 sur des bases solides avec un effectif stabilisé autour de Kylian Mbappé Jr. et Luis Enrique, renouvelé jusqu’en 2027. Pendant que Marseille hésite, Paris planifie. Et sur la scène nationale comme européenne, cela pourrait faire la différence.
Quel impact sur la saison 2025-2026 ?
Le timing devient donc critique. Le tirage au sort du 3e tour préliminaire de la Ligue Europa approche, et sans entraîneur en place, toute stratégie de recrutement et de préparation estivale reste suspendue. Pour une équipe qui nourrit des ambitions européennes et rêve d’enfin rivaliser durablement avec le PSG, ce flou n’est pas seulement gênant : il est dangereux.
L’arrivée de Beye représenterait pourtant un pari audacieux et symbolique. Sa connaissance du club, son aura auprès des supporters et sa philosophie de jeu tournée vers l’intensité et la verticalité s’accorderaient bien avec l’effectif en reconstruction. Mais faute de résolution rapide des aspects administratifs avec Rennes, c’est une opportunité qui pourrait, une fois encore, s’échapper.
Reste à savoir si Pablo Longoria et sa cellule sportive parviendront à trancher rapidement. Le mercato ne pardonne pas les hésitations, surtout face à un PSG en pleine maîtrise de ses opérations estivales. En 2025 comme toujours, le « Classique » se joue aussi en coulisses.