Alors que le départ de Roberto De Zerbi a été officialisé par l’Olympique de Marseille début février 2025, de premières rumeurs l’envoyaient déjà vers un banc prestigieux de Premier League : Tottenham. Mais selon les dernières informations confirmées par Sky Sports, le technicien italien a décidé de refuser l’approche londonienne. Derrière ce choix, une démarche réfléchie, symptomatique d’une fin de mandat tourmentée à Marseille.
Un départ compliqué de l’OM qui pèse dans la balance
Le passage de Roberto De Zerbi à l’OM, entamé à l’été 2024, aura été aussi intense que controversé. Arrivé avec la promesse d’un jeu flamboyant hérité de ses expériences à Sassuolo puis Brighton, l’Italien n’aura jamais réussi à stabiliser une équipe marseillaise en proie au doute cette saison 2025-2026. Entre des résultats irréguliers en Ligue 1, une sortie prématurée de la Ligue Europa et des tensions internes persistantes dans le vestiaire, De Zerbi quitte la Canebière dans un climat tendu.
Ce contexte n’est pas étranger à sa décision de temporiser. Selon Michael Bridge, journaliste pour Sky Sports, De Zerbi souhaite prendre du recul et ne reprendra pas de poste avant l’été 2025. Un break assumé, soutenu par ses proches dont un membre de son entourage a déclaré : « Pas maintenant » à propos des sollicitations anglaises.
Tottenham intéressé, mais recalé
Le club londonien, en quête urgente d’un successeur après le renvoi de Thomas Frank, voyait en De Zerbi un profil idéal. Sa connaissance de la Premier League, sa philosophie de jeu moderne et son impact médiatique en faisaient un sérieux candidat. Une rencontre entre l’agent de De Zerbi et Tottenham était même évoquée, preuve de l’intérêt concret des Spurs, toujours sous pression à l’approche du derby face à Arsenal le 22 février.
Mais la réponse italienne a été claire : pas de précipitation. De Zerbi choisit la stabilité personnelle avant un nouveau défi professionnel, une rareté dans le milieu, mais peut-être une preuve de sagesse après une année marseillaise mouvementée. Ce refus stratégique est aussi le signe que certains entraîneurs, en pleine ascension, préfèrent ne pas multiplier les expériences sans vision à long terme.
Un impact indirect sur la rivalité OM-PSG ?
Ce retrait temporaire de De Zerbi pourrait aussi rebattre certaines cartes pour l’OM, à l’heure où le PSG, sereinement installé en tête de Ligue 1, vise de nouveau le titre sans réelle concurrence. Luis Enrique n’a d’ailleurs pas manqué de souligner, il y a quelques semaines, que l’OM ne représentait « aucun danger cette saison » (conférence de presse du 28 janvier 2025). Un tacle assumé, rendu encore plus brûlant par les difficultés structurelles marseillaises que l’épisode De Zerbi illustre bien.
Alors que la direction olympienne cherche un successeur capable de stabiliser un projet en manque de cohérence, le PSG peut s’appuyer sur la continuité de Luis Enrique pour préparer les échéances européennes. Pour les supporters parisien(ne)s, cela confirme que la rivalité OM-PSG reste aujourd’hui davantage symbolique que réellement sportive.
Quel avenir pour De Zerbi ?
À 45 ans, Roberto De Zerbi dispose encore de belles années devant lui, et son nom n’a pas fini d’agiter la sphère européenne. Refuser Tottenham en pleine tempête prouve qu’il reste maître de son destin. Sa prochaine destination pourrait être un club plus structuré autour de sa philosophie, avec un effectif cohérent et un projet à moyen terme.
Et si ce break jusqu’à l’été 2025 devenait finalement un tremplin vers un club du Top 8 européen ? Des pistes comme le Milan AC, encore incertain sur l’avenir de Stefano Pioli, ou un retour en Angleterre plus tardif pourraient relancer son ascension. Une chose est sûre : malgré une fin difficile à Marseille, De Zerbi reste un entraîneur au potentiel intact, scruté par les grands d’Europe.
Conclusion : un choix mesuré, un impact réel
De Zerbi choisit de prendre du recul à un moment stratégique, après un passage compliqué à l’OM. Ce choix, plutôt rare dans un football contemporain toujours plus pressé, pourrait bien s’avérer payant à long terme. Il laisse aussi à Marseille le soin de repenser intégralement son projet sportif après une énième déception. En refusant Tottenham, l’ancien coach olympien envoie un message fort : la qualité de projet primera sur la notoriété du club. Une leçon que certains entraîneurs devraient méditer… à commencer par ceux de Ligue 1.