Elye Wahi et son départ précipité de l’OM : une aventure amère mais formatrice

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Aricle écrit par Maxime Nauzit

Après seulement six mois sous les couleurs de l’Olympique de Marseille, Elye Wahi a été poussé vers la sortie et s’est envolé pour l’Eintracht Francfort. Dans une interview accordée à L’Équipe, l’attaquant français est revenu sur cette expérience marseillaise contrastée, entre désillusion et apprentissage. Décryptage.

Un départ inattendu pour Wahi

Recruté pour 25 millions d’euros, Elye Wahi devait incarner une nouvelle arme offensive pour l’OM sous les ordres de Roberto De Zerbi. Pourtant, après des performances décevantes, le club phocéen a décidé de se séparer rapidement du jeune attaquant, le poussant vers un transfert à Francfort.

Dans son entretien avec L’Équipe, Wahi ne cache pas sa surprise face à cette décision soudaine : « Non, non, mon ambition était de rester et de performer. Je me sentais de mieux en mieux avec Marseille mais c’est comme ça, c’est le foot. […] À partir de là, c’était à moi de trouver une solution pour pouvoir avancer. » Un départ qui, selon lui, s’est fait sans véritable seconde chance.

Une intégration freinée… et un mea culpa

Si Elye Wahi semble amer de ne pas avoir eu plus de temps pour s’imposer, il reconnaît néanmoins sa part de responsabilité : « C’est la vie des grands clubs. Il faut montrer tout de suite. Malheureusement, ils ne m’ont pas laissé ma chance, mais ce n’est pas grave. Maintenant, je veux prendre le temps qu’il faut pour évoluer petit à petit. »

Dans un contexte exigeant comme celui de l’OM, où la pression des supporters et des dirigeants est omniprésente, l’attaquant n’a pas su répondre immédiatement aux attentes. Ce manque d’impact immédiat a précipité la décision du club marseillais de lui trouver une porte de sortie au mercato hivernal.

Une expérience amère, mais utile pour la suite

Malgré cette aventure express marseillaise, Wahi ne garde finalement aucune rancœur envers son passage en Ligue 1 avec l’OM. Toujours dans L’Équipe, il souligne avoir tiré des leçons de cette expérience : « J’ai appris. J’ai toujours appris partout où je suis passé. Il n’y a pas eu que du négatif, il y a aussi eu des bonnes choses. Marseille, ça a été court, mais ça me servira pour la suite de ma carrière. »

Son départ express peut être perçu comme un échec, mais aussi comme un apprentissage accéléré au plus haut niveau. À Francfort, il espère désormais retrouver la pleine possession de ses moyens et prouver qu’il peut être un attaquant décisif sur la scène européenne.

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