Le choc entre le Paris Saint-Germain et l’Olympique de Marseille (PSG – OM) a offert son lot de tensions, notamment autour d’Adrien Rabiot. L’ancien Parisien, désormais sous les couleurs marseillaises, a vécu une soirée éprouvante pour son retour au Parc des Princes. Entre sifflets, insultes et banderoles hostiles, le milieu de terrain olympien a dû faire face à l’animosité du public francilien. Et pour faire bloc, son entraîneur Roberto De Zerbi a pris une décision marquante : lui confier le brassard de capitaine.
Un choix fort pour protéger Adrien Rabiot
En anticipant l’accueil hostile réservé à Rabiot, De Zerbi a voulu envoyer un message clair à son vestiaire et à son joueur. « Quand quelqu’un est en difficulté, surtout dans mon équipe, dans ma famille, les autres doivent vraiment se serrer contre lui, rester unis », a expliqué l’entraîneur marseillais en conférence de presse. Un geste qui témoigne d’une volonté de protection et d’unité face aux attaques ciblant le joueur et même sa mère, Véronique Rabiot.
Habituellement, c’est Leonardo Balerdi qui porte le brassard. Mais cette fois-ci, De Zerbi a pris le soin de consulter son vestiaire. « J’ai parlé avec Balerdi et je lui ai dit que j’avais pensé à cette solution et il m’a dit qu’il était absolument d’accord pour le faire. J’ai parlé avec les autres cadres de l’équipe et tout le monde était d’accord », a poursuivi le technicien italien. Un consensus collectif qui montre que le groupe marseillais a voulu envoyer un signal de soutien à son coéquipier.
Une soirée sous tension pour Rabiot
Si le geste de De Zerbi a été salué en interne, sur le terrain, Rabiot a dû affronter l’hostilité du public parisien. Dès les premières minutes, des sifflets ont accompagné chacune de ses prises de balle. Mais c’est en deuxième période que la tension a monté d’un cran avec l’apparition de banderoles injurieuses. Cette atmosphère hostile n’a pourtant pas semblé déstabiliser un Rabiot habitué aux ambiances bouillantes.
Amine Gouiri, attaquant marseillais, a confirmé au micro de DAZN que cette décision du brassard avait été approuvée par les cadres du vestiaire et que le groupe tout entier s’était senti concerné. « Le brassard de capitaine pour Rabiot, c’était décidé avec le coach et les cadres du vestiaire. On connaît Adrien, c’était un clin d’œil. Les chants, les banderoles, ça nous touche tous car on est tous ensemble », a déclaré l’international algérien.
Si ce PSG – OM a offert un nouvel épisode de la rivalité entre les deux clubs, il a aussi permis de mettre en lumière l’esprit de groupe voulu par De Zerbi. Un choix fort, qui reflète une approche unie et solidaire malgré un contexte hostile. Reste à voir si cette mentalité aura des répercussions positives sur la saison de l’OM.