Le retour d’Ismaël Bennacer et d’Adrien Rabiot dans le groupe de Roberto De Zerbi pourrait bien changer la donne dans la course à la Ligue des champions. En pleine période de tensions en Ligue 1, alors que l’Olympique de Marseille sort de deux revers coup sur coup contre Lens (1-0) et le Paris Saint-Germain (0-2), cette double bonne nouvelle offre un sérieux renfort à l’entraîneur italien. Et si cette relance venait jouer les trouble-fêtes dans les ambitions parisiennes en Ligue 1 ? Décryptage d’un retour musclé.
Un tandem Rabiot-Bennacer, l’atout technique de De Zerbi
Selon les informations de L’Équipe, les deux milieux de terrain devraient figurer dans le groupe phocéen qui se déplace ce samedi à Reims (17h). Un soulagement pour De Zerbi, à la recherche d’un nouvel équilibre collectif après une série de performances décevantes. Rabiot, dont le leadership et la polyvalence ne sont plus à prouver, et Bennacer, maître du tempo au milieu, pourraient transformer l’entrejeu marseillais.
Côté parisien, l’absence de blessures majeures dans notre effectif semble offrir un avantage sur le papier, mais attention à un OM revigoré. Si Rabiot retrouve sa régularité et Bennacer son intensité à la relance, Marseille pourrait bien disputer férocement le Top 4 jusque dans les dernières journées. Le PSG reste en tête, mais le moindre faux pas pourrait raviver une pression que l’effectif de Luis Enrique espère justement éviter alors que la Ligue des champions entre dans sa phase cruciale.
Un impact direct sur la course à l’Europe et le rythme du PSG
Actuellement 8e, avec un calendrier piquant à venir (Reims, Lille, Lyon, Nice), l’OM joue gros. Mais avec ce boost soudain au niveau du milieu de terrain, la concurrence pourrait rapidement s’intensifier. Monaco, Lille et Lyon sentent aussi l’urgence d’un sprint final réussi.
Pour le PSG, c’est une équation à surveiller de près. Plus la lutte est dense derrière, plus les adversaires vont devoir sortir les crocs – une aubaine pour Paris dans certains cas (lorsque ces équipes s’entre-déchirent), mais aussi un risque accru si ces chocs permettent à une dynamique positive de naître dans le Sud. Marseille qui rejoue les premiers rôles, c’est une menace directe dans les prochaines saisons pour le PSG, notamment en termes de droits TV, attractivité et dynamique du marché des transferts.
Ajoutons que l’activation du duo Bennacer-Rabiot rapproche De Zerbi de sa philosophie de jeu : maîtrise technique, circulation fluide, pressing intelligent. Et cela, dans un football français souvent dominé par la verticalité pure, pourrait coller des sueurs froides au haut du classement. Quand Rabiot monte en régime, son envergure physique et son élégance balancent beaucoup de systèmes adverses.
Les absents, l’autre face de la pièce
Tout ne sourit cependant pas à De Zerbi. Toujours selon L’Équipe, Amir Murillo et Pierre-Emile Højbjerg devraient manquer à l’appel. C’est un coup dur pour l’équilibre défensif. Un OM dangereux mais déséquilibré peut faciliter la tâche des meilleurs clubs en transition rapide… comme le PSG. Luis Enrique, fin stratège, saura tenter d’en tirer profit lors de la dernière ligne droite.
Enjeux pour le PSG : rester solide, éviter un retour olympien
Même si Paris conserve de l’avance, un retour en forme de l’OM pourrait rebattre les cartes en cas de contre-performance. L’objectif est clair côté parisien : maintenir l’écart, conserver une forte dynamique en Ligue 1, tout en préparant sereinement la demi-finale de Ligue des champions. Dans ce contexte, un OM plus fort, c’est aussi un adversaire potentiel en Coupe de France, qu’il ne faudra pas sous-estimer.
Conclusion : Paris n’a rien à craindre… si Paris reste Paris. Mais le réveil annoncé de Marseille peut clairement redéfinir les rapports de force en cette fin de saison.