Greenwood en chute libre : De Zerbi inquiète après la gifle à Reims

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Aricle écrit par Maxime Nauzit

Alors que l’Olympique de Marseille vient d’encaisser une lourde défaite face au Stade de Reims (3-1), Roberto De Zerbi, encore sous le choc, n’a pas caché son inquiétude à propos du rendement de Mason Greenwood. Une déclaration lucide qui interroge sur la dynamique olympienne et met en lumière les défis à venir pour l’OM… et indirectement pour ses concurrents directs comme le PSG.

Un Greenwood méconnaissable, et un OM en panne

Le Stade de Reims n’avait plus goûté à la victoire depuis la mi-novembre. Pire, aucun but inscrit par un joueur rémois depuis plus de 660 minutes en Ligue 1. Pourtant, face à un OM méconnaissable, les hommes de Will Still ont retrouvé leur feu. Score final : 3-1. Et s’il y a bien un joueur qui symbolise cette spirale négative marseillaise, c’est Mason Greenwood.

Étincelant en début de saison avec des actions tranchantes et un flair redoutable dans les trente derniers mètres, le natif de Bradford traverse aujourd’hui une inquiétante zone de turbulence. De retour dans le onze de départ après deux matchs passés sur le banc (notamment face au PSG), Greenwood n’a pas su répondre présent. Deux occasions nettes manquées qui auraient pu changer la physionomie du match… et relancer son équipe.

Face à cette performance peu convaincante, De Zerbi n’a toutefois pas voulu charger son joueur. Dans des propos rapportés par le journal régional La Provence, l’Italien a expliqué : « Je pense que ce n’était pas son meilleur match, c’est sûr. Il a eu deux opportunités d’ouvrir le score sur des actions qu’il ne rate jamais d’habitude. »

Une perte de feu intérieur et un mental en chute libre

Mais au-delà de Greenwood, c’est toute l’équipe phocéenne qui semble à bout de souffle. C’est notamment sur l’aspect mental que De Zerbi a pointé du doigt un déclin inquiétant : « Ce qui nous arrive aujourd’hui n’arrivait pas avant. On n’a plus ce feu intérieur pour remporter ce type de matches. » Un aveu frappant d’un entraîneur qui, pourtant, n’a jamais dévié de ses principes tactiques. Pour lui, la structure de jeu n’est pas à remettre en cause, mais bien la psychologie des joueurs.

La fatigue mentale et l’enchaînement des matchs semblent avoir pesé lourd. Les internationaux de l’effectif marseillais sont « à bout de souffle », selon les mots de l’ancien coach de Brighton. Une lassitude qu’on ne peut négliger, surtout à l’approche des dernières échéances cruciales pour l’OM en championnat et potentiellement en Ligue des champions.

Quel impact pour la lutte PSG – OM en Ligue 1 ?

Cette déconvenue marseillaise est loin d’être anodine pour les ambitions parisiennes. En perte de vitesse, Marseille voit ses espoirs de podium s’éloigner dangereusement. Du côté du PSG, ce type de revers chez ses concurrents permet de se positionner encore plus solidement en tête du classement, mais impose aussi de rester vigilant.

Avec un Greenwood décevant et un Balerdi blessé (dernier défenseur central de métier selon De Zerbi en l’absence de Luiz Felipe), l’OM pourrait bien connaître une spirale descendante. L’entraîneur s’en alarme : « Ce qui m’attriste encore plus c’est d’avoir perdu Balerdi… J’espère qu’on ne l’a pas perdu pour longtemps. »

Pour le PSG, cette situation doit être exploitée intelligemment : surveiller les faiblesses de ses rivaux directs tout en gardant le cap, car la Ligue 1, comme souvent, réserve son lot de rebondissements.

Conclusion : OM à la croisée des chemins, le PSG en embuscade

Entre le mental en berne de ses cadres, l’incapacité à enchaîner les résultats contre des équipes a priori à sa portée et la perte d’un pilier défensif, l’Olympique de Marseille vit un tournant. Greenwood, censé être le facteur X, patauge. Pendant ce temps, le PSG peut consolider sa domination, tout en affinant sa lecture du jeu adverse.

Les semaines à venir pourraient bien marquer un point de non-retour pour l’OM. Et pendant que Marseille cherche son feu intérieur, Paris affine son plan de conquête. Une constante : dans ce championnat, les dynamiques opposées dessinent les tendances qui font les grands titres… et les futurs champions.

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