Alors que certaines rumeurs n’en finissent plus d’agiter le marché des entraîneurs, Roberto De Zerbi, actuel coach de l’Olympique de Marseille, faisait l’objet d’un intérêt présumé insistant de l’AC Milan. Mais selon les dernières informations venues d’Italie, le scénario tant redouté par les supporters marseillais pourrait bien ne pas se produire. Un coup de théâtre qui redéfinit les dynamiques en Serie A… et en Ligue 1.
De Zerbi : un engagement fort… mais contesté par les résultats
C’est avec ambition que Roberto De Zerbi avait été enrôlé par l’OM à l’été 2024. Après une expérience réussie en Premier League avec Brighton, il avait été longuement courtisé par des géants comme le Bayern Munich ou Manchester United. Pourtant, l’Italien de 45 ans avait fait le pari marseillais, motivé par des discussions sincères avec Pablo Longoria et Medhi Benatia, ainsi qu’un attachement pour l’OM remontant à plusieurs années. « Je suis né supporter, cela ne s’oublie jamais », avait-il déclaré lors de sa présentation (source : conférence de presse OM, août 2024).
Son projet avec l’OM se voulait construit sur la durée. En février 2025, quelques jours avant un match contre Nantes, De Zerbi annonçait vouloir s’inscrire pour « trois ou quatre ans » au club phocéen, désireux de bâtir une équipe stable et compétitive. Pourtant, comme nombre de ses prédécesseurs – Sampaoli, Tudor, Bielsa – l’Italien découvre qu’un projet à Marseille ne suit jamais un long fleuve tranquille.
Des résultats mitigés, une pression populaire constante, et un sprint final en Ligue 1 particulièrement serré où Monaco, Nice ou Lyon rivalisent pour les places européennes : le contexte rend toute projection instable, quelle que soit l’intention du coach.
L’AC Milan fixe son cap : Conte devant De Zerbi
Depuis plusieurs semaines, plusieurs médias italiens – dont Calciomercato ou Gazzetta dello Sport – annonçaient que l’AC Milan regardait du côté de De Zerbi pour remplacer Stefano Pioli. Toutefois, selon Daniele Longo (Calciomercato), De Zerbi ne serait finalement pas le premier choix des Rossoneri. Le favori du board milanais serait désormais Antonio Conte, libre depuis son départ de la Premier League et réputé pour ses projets solides et son palmarès fourni.
Ce virage stratégique s’explique notamment par la probable arrivée de Fabio Paratici à la direction sportive du club lombard. Un retour aux fondamentaux italiens est souhaité, avec des coachs au pedigree tactique reconnu en Serie A. Malgré une philosophie de jeu offensive qui séduit, De Zerbi semble donc écarté de la liste des priorités.
Quel impact sur le PSG et la Ligue 1 ?
Pour le Paris Saint-Germain, actuel leader du championnat, cette stabilité prolongée à Marseille a des conséquences. Certes, un OM fort ne menace pas directement le PSG sur une saison entière, mais un coaching affirmé comme celui de De Zerbi peut peser lourd dans des confrontations directes, notamment en Coupe de France ou sur des matchs à enjeu en fin de saison.
Le PSG a déjà battu l’OM de De Zerbi cette saison, mais non sans difficultés sur certaines séquences de jeu. En laissant l’Italien poursuivre son travail au Vélodrome, Marseille pourrait trouver à plus long terme une identité consolidée… sauf nouveau rebondissement.
Vers une fin de saison sous tension dans le Sud
En interne, la direction marseillaise fait tout pour calmer le jeu. Les priorités sont claires : sécuriser une qualification en Ligue des champions. Avec un calendrier exigeant, l’OM n’a pas de marges. Et même si les rumeurs autour de De Zerbi semblent désormais éteintes, elles ont révélé la fragilité inhérente à la position d’entraîneur sur la Canebière.
Pour le PSG, la situation est à surveiller avec attention : si Marseille stabilise son banc, cela renforcera la concurrence domestique – un élément précieux pour l’attractivité globale de la Ligue 1. Les Parisiens, eux, savent que chaque détail compte avant d’aborder les phases finales européennes et la gestion d’un groupe de stars en quête de cohésion.
En attendant, De Zerbi reste sur le banc marseillais, avec une pression triple : celle des résultats, des attentes du public… et des sirènes (désormais silencieuses ?) venues d’Italie.