OM : Une défense en détresse, une stat qui alarme à six journées de la fin

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Aricle écrit par Maxime Nauzit

L’Olympique de Marseille est reparti de l’avant avec une précieuse victoire face à Toulouse (3-2), mais une statistique inquiétante jette une ombre sur les ambitions marseillaises en cette fin de saison. À six journées de la fin, la défense de l’OM affiche un niveau de fragilité rarement observé depuis quatre décennies. Tour d’horizon d’une situation qui pourrait coûter cher.

Une victoire qui cache mal les défaillances défensives

Face à Toulouse, l’OM a assuré l’essentiel : les trois points et une deuxième place provisoire au classement de Ligue 1. Mais malgré ce succès, la prestation défensive n’a guère rassuré. Les hommes de Roberto De Zerbi ont une nouvelle fois encaissé deux buts à domicile, confirmant les failles structurelles d’un bloc défensif en difficulté, notamment à cause des absences de Leonardo Balerdi et Luiz Felipe.

« Sans Balerdi, on n’a pas de défenseur rapide. On perd souvent quand il est absent », confiait De Zerbi après la défaite à Reims (source : conférence de presse Reims-OM, mars 2025). De fait, sans le défenseur argentin, l’OM semble incapable de contenir les transitions adverses. Le recours à des milieux de terrain pour combler les trous derrière révèle une gestion de l’effectif délicate et un manque flagrant de profondeur à ce poste stratégique.

Une stat inquiétante : un record vieux de 40 ans égalé

Le chiffre est glaçant : 38 buts encaissés après 28 journées. Selon le compte spécialisé Stats du Foot, il faut remonter à la saison 1984-1985 pour retrouver pareille défaillance défensive chez l’OM (alors 49 buts après 28 matchs). En comparaison, le Paris Saint-Germain n’en a encaissé que 21.

Paradoxalement, les performances globales de l’équipe sont très bonnes : avec 52 points, l’OM affiche un meilleur rendement que sur la totalité de la saison passée (50 points en 34 matchs). Une belle régularité, mais entachée par cette incapacité à verrouiller une rencontre, souvent relancée par une erreur défensive, une couverture mal anticipée ou un manque de repli collectif.

Un sprint final sous haute tension

Avec cinq points d’avance seulement sur le septième (Lille), tout reste à jouer dans la course à la Ligue des Champions. Et la défense pourrait bien être le talon d’Achille de cette course-poursuite. Chaque but encaissé devient une alerte rouge, chaque match serré une potentielle bascule vers la perte de points cruciaux.

Côté Marseillais, le coach tente de temporiser. « On peut perdre, mais quand on donne tout… j’ai vu des grands joueurs, des hommes. Ce soir, c’était un grand match même si difficile », affirme De Zerbi (source : conférence de presse post-OM-TFC, 6 avril 2025). Mais l’urgence reste palpable. Sans rectification rapide, il ne suffira pas d’enflammer le Vélodrome ou de marquer trois buts pour espérer sécuriser une place sur le podium.

Cette fébrilité défensive ne concerne pas seulement le classement national. En Coupe d’Europe, ces lacunes structurelles pourraient coûter encore plus cher contre des adversaires d’un calibre nettement supérieur. Pour le PSG, principal rival et prétendant au titre, c’est aussi un signal encourageant : l’OM montre des failles inédites dont pourrait profiter le club de la capitale à distance, voire en confrontation directe si le destin les réunit plus tard dans la saison.

Quelles solutions pour De Zerbi ?

À court terme, les options sont limitées. Le retour de Balerdi est attendu comme une bénédiction. En attendant, le coach italien pourrait renforcer le travail de double pivot défensif, adapter un bloc plus bas ou insister sur des fautes tactiques au bon moment. L’aspect mental et collectif sera également déterminant : l’OM doit retrouver une solidarité défensive et une rigueur digne de ses ambitions.

Si les buteurs marseillais ne flanchent pas, l’OM peut encore viser haut. Mais sans fondations solides, la belle façade risque de s’effondrer dans ce sprint final haletant. À surveiller de près…

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