L’Olympique de Marseille traverse une période de turbulences. Relégué au-delà du podium après une série noire en Ligue 1, le club phocéen est sous pression. Son entraîneur, Roberto De Zerbi, opte pour une mesure extrême : une mise au vert prolongée et potentiellement à l’étranger. Derrière cette décision, une volonté claire : relancer une équipe démobilisée, restaurer la cohésion du groupe et préserver les chances d’accrocher la Ligue des Champions. Analyse d’un pari audacieux qui pourrait tout changer.
Une spirale négative qui inquiète tout Marseille
Depuis quelques semaines, l’OM est à la dérive. Cinq défaites depuis le 22 février ont propulsé le club hors du podium, avec une lourde défaite à Monaco (3-0) comme symbole d’un collectif en panne. Roberto De Zerbi, arrivé à l’été 2024 avec l’ambition de relancer les Phocéens, voit son projet glisser entre ses doigts. Selon L’Équipe, l’Italien redoute une fin de saison catastrophique, et le vestiaire, divisé, semble avoir perdu l’adhésion totale autour de son discours.
Certains cadres, comme Mason Greenwood et Luis Henrique, seraient pointés du doigt pour leur implication limitée. Le sentiment d’une saison en roue libre s’installe, alors même que la concurrence (Lille, Lyon, Strasbourg) pousse pour déloger Marseille de la course à la Ligue des Champions. Dans ce contexte tendu, De Zerbi n’a pas d’autre choix que de trancher dans le vif.
Un plan radical : la mise au vert prolongée, loin de Marseille
Pour remettre de l’ordre et créer un choc psychologique, De Zerbi prépare un changement majeur : une mise au vert de longue durée, possiblement jusqu’à la fin de la saison. Un choix rarissime à ce niveau du football professionnel. L’idée serait de souder les joueurs loin des tumultes du Vélodrome, dans un cadre propice à la concentration et au recentrage collectif. L’Italie pourrait servir de terrain d’accueil pour ce camp de la dernière chance, selon les informations de L’Équipe et confirmé par Actu Foot.
Cette démarche rappelle certaines stratégies employées dans des clubs allemands ou sud-américains, où l’isolement volontaire du groupe peut relancer une dynamique. De Zerbi, qui a connu des contextes instables en Ukraine (Shakhtar Donetsk) et en Angleterre (Brighton), mise sur cet électrochoc pour recréer une unité d’action autour du seul objectif : terminer sur le podium.
Un choix à haut risque, mais aux potentiels bénéfices énormes
Cette initiative, si elle est couronnée de succès, pourrait marquer un tournant dans la gestion de De Zerbi. En retirant ses joueurs des distractions médiatiques et sociales, l’Italien veut remettre le football au centre des priorités. Mais attention : si les résultats ne suivent pas, ce choix pourrait se retourner contre lui et précipiter son départ dès la fin de saison.
L’enjeu est de taille, car l’OM, comme le PSG, dépend fortement des revenus liés à la Ligue des Champions pour équilibrer ses comptes. En cas de non-qualification, l’impact sportif et économique serait lourd. À Paris, on observe la situation avec intérêt : un OM hors de la C1, c’est une adversité en moins au sommet du championnat, mais c’est aussi un concurrent historique affaibli, ce qui n’est jamais bon pour la Ligue 1 dans son ensemble.
Reste désormais à voir si ce pari audacieux de mise au vert portera ses fruits sur les dernières journées. Le match contre Montpellier ce week-end est déjà un virage crucial. Pour De Zerbi et son équipe, il n’y a plus de joker.