Alors que la saison de Ligue 1 approche de son dénouement, l’Olympique de Marseille joue gros. Après une fin d’hiver laborieuse, Roberto De Zerbi a initié un stage à Rome pour relancer une dynamique collective. Valentin Rongier, cadre du vestiaire, s’est exprimé sur cette initiative, qui pourrait relancer l’OM dans la dernière ligne droite. Analyse.
Un stage à Rome pour rassembler une équipe en quête de constance
Alors que l’OM n’a plus que trois matchs de championnat pour décrocher une qualification européenne – et idéalement pour la Ligue des champions – le coach De Zerbi a misé sur une solution originale : un retrait coupé du quotidien marseillais. Direction Rome, pour une semaine de stage à la fois intensive et propice à la cohésion.
Une manœuvre stratégique que Valentin Rongier, ancien capitaine du club, a commentée dans une interview accordée à RMC Sport : « Ce n’est pas un deuxième stage, c’est la continuité du premier. On sent une énergie positive. […] On se sent bien ici et je pense que ça s’est vu sur le terrain contre Brest. »
Le programme ? Entraînements intenses le matin, récupération l’après-midi avec spa et bains froids, mais aussi moments de convivialité pour densifier les liens du groupe. Pas de vacances à l’italienne selon Rongier, mais plutôt une bulle salvatrice pour mieux se préparer collectivement aux défis à venir.
Rongier séduit par la rupture avec la routine
Si l’approche a pu surprendre – un déplacement en mai pour mieux préparer la fin de saison, c’est inédit dans l’organigramme de l’OM – les premiers retours sont positifs. Rongier admet lui-même qu’il était sceptique à l’annonce du projet : « Au départ, ça m’a un peu surpris… mais au final, ça prend tout son sens. C’est casser la routine, se retrouver entre nous et revenir chaque week-end avec le plein d’énergie. »
Cette immersion hors de la Commanderie semble avoir eu pour effet de réinitialiser la dynamique du groupe, qui avait montré des signes d’essoufflement physique et psychologique. L’objectif de ce stage : reconnecter les joueurs autour d’un objectif commun, redonner de la clarté dans les intentions et surtout, retrouver la cohérence tactique impulsée en début d’année par De Zerbi.
Objectif C1 : l’obsession européenne du vestiaire marseillais
Pas question pour l’Olympique de Marseille de laisser filer sa chance de revenir parmi les clubs les plus prestigieux du continent. Si la saison a connu des hauts et surtout des bas, la course à l’Europe reste totalement ouverte. Rennes, Lens, l’OL, tous les concurrents directs sont encore dans la course.
Rongier l’affirme avec force : « L’objectif est très clair : on doit aller en Ligue des champions. C’est notre mission. C’est la place du club. Chaque année, on devrait y être. » Détermination dans le discours, ambition dans la vision : l’équilibre repose désormais sur la série finale des matchs de Ligue 1. « On a notre destin entre nos mains », rappelle le milieu défensif, conscient que les erreurs ne sont plus permises.
Cette volonté de retour parmi l’élite européenne est d’autant plus cruciale dans le nouveau contexte : le remodelage de la Ligue des champions dès la saison prochaine offre plus de matchs, plus de visibilité… et plus de revenus. Un paramètre vital pour un OM qui cherche encore à solidifier son modèle économique et sportif, face à un PSG hégémonique.
Quel impact sur la fin de saison… et dans la rivalité OM vs PSG ?
À Rome, les Marseillais veulent reconstruire un collectif, loin des polémiques locales. Ce recentrage est une réponse à la domination parisienne en Ligue 1. Tandis que le PSG sécurise son avenir avec Luis Enrique à la barre et un recrutement ciblé, l’OM doit se réinventer pour rester compétitif.
L’impact de ce stage pourrait se mesurer très vite, dès le prochain choc face à Reims. S’il initie une série victorieuse, il sera considéré comme le tournant psychologique d’une saison jusque-là frustrante. Mais une qualification en C1 permettrait aussi à Marseille de rester attractif sur le marché des transferts et de poser les bases d’un nouveau projet sportif autour de De Zerbi.
Ce stage symbolise donc bien plus qu’une simple coupure dans le calendrier : c’est un acte stratégique qui, s’il est payant, pourrait relancer l’OM dans le peloton de tête du football français. Et offrir à la Ligue 1 un nouveau visage européen… prêt à défier le Paris Saint-Germain.