Alors que l’Olympique de Marseille entame sa préparation à la saison 2025-2026 avec ambition, un incident lors du match amical face à Aston Villa vient entacher la dynamique. Mason Greenwood, récemment recruté pour près de 27 millions d’euros, fait l’objet d’accusations graves venues d’Angleterre : l’attaquant aurait craché sur Amadou Onana, déclenchant une bagarre générale. Analyse d’un épisode à la fois inquiétant sur le plan de l’image et sans conséquences réglementaires immédiates, mais ô combien significatif dans le contexte marseillais… et face à l’éternel rival parisien.
Greenwood, talent sous tension : retour sur l’incident
À la 87e minute d’un match amical intense entre l’OM et Aston Villa (victoire 3-1 des Phocéens), un tacle appuyé de Greenwood sur Onana met le feu aux poudres. Le joueur d’Aston Villa se relève, semble provoqué, puis réagit vivement. Des sources anglaises comme The Sun ou le Daily Mail avancent que Greenwood aurait craché sur Onana – un geste que le joueur nie, mais qui a provoqué l’ire de Tyrone Mings, intervenu physiquement pour défendre son coéquipier. Une mêlée confuse s’en suit : trois cartons jaunes distribués, et un remplacement express pour Greenwood de la part de Roberto De Zerbi.
Si les images demeurent floues, l’hypothèse d’un crachat non sanctionné inquiète. Ce genre de geste, s’il est confirmé, est lourd de conséquences du point de vue éthique et sportif. Toutefois, étant donné que l’arbitre français Benoît Millot n’a pas mentionné clairement l’incident dans son rapport – et que le match n’entrait pas dans un cadre officiel UEFA – aucune suspension ne sera appliquée. Aston Villa, malgré sa colère, ne compte pas déposer de plainte supplémentaire.
Une gestion délicate pour De Zerbi et l’OM
Pour le nouvel entraîneur marseillais Roberto De Zerbi, l’équation devient complexe. D’un côté, Greenwood reste un atout offensif majeur – auteur du premier but du match et impressionnant dans l’intensité physique. De l’autre, cette affaire rappelle les casseroles médiatiques du joueur anglais, déjà scruté pour ses démêlés judiciaires en 2023 (les charges ont été abandonnées, rappelons-le). L’OM, en quête de stabilité et d’une image plus professionnelle – notamment pour rivaliser avec le PSG tant médiatiquement que sportivement – se retrouve malgré lui plongé dans une tempête médiatique dont il pourrait bien se passer.
Il faut dire que Greenwood avait jusqu’ici répondu sur le terrain : buteur à plusieurs reprises en cette pré-saison et parfaitement intégré dans le système offensif élaboré par De Zerbi, il représentait l’un des symboles du renouveau marseillais. Avec Aubameyang en impact player et Harit en métronome, Greenwood apportait ce brin d’imprévisibilité que les supporters espèrent voir briller face aux stars du PSG dès les premières journées de Ligue 1. Mais avec cet incident, le doute s’installe : jusqu’où ce joueur – aussi talentueux qu’instable – peut-il être une force pour Marseille dans la durée ?
Quels impacts pour la saison 2025-2026 ?
Si aucune sanction n’est à prévoir, cet événement pose déjà un risque psychologique et médiatique pour l’OM. À une époque où l’image fait presque autant foi que les performances, les dirigeants phocéens devront composer avec cette épée de Damoclès. En cas de nouveaux débordements ou d’errements disciplinaires, Greenwood pourrait se retrouver dans le viseur de la Ligue, voire de l’UEFA lors des phases de groupe de la Conference League, où Marseille figure cette saison. De Zerbi devra aussi gérer l’intérieur du vestiaire : l’ambiance et la cohésion seront des éléments clés s’il veut aligner un groupe conquérant dans la durée – un défi déjà capital face à la puissance institutionnelle du PSG, qui ne laisse rien au hasard depuis sa prise de pouvoir sur la Ligue 1.
Au-delà du cas Greenwood, cet incident marque aussi le retour de rivalités sous-jacentes. Car à mesure que l’OM monte en régime, chaque accroc peut devenir un prétexte à moquerie ou à polémique, surtout vu depuis Paris. Les supporters du PSG, toujours prompts à souligner les écarts de conduite marseillais, n’ont pas tardé à réagir sur les réseaux sociaux, rappelant les frictions passées avec des joueurs comme Payet ou Gerson, et mettant en doute la stratégie de recrutement de Longoria.
Conclusion : Pour Mason Greenwood et l’OM, l’affaire n’est pas close sur le plan moral, même si elle l’est juridiquement. Le club devra désormais prouver que la confiance placée en son attaquant est justifiée… tout en évitant de donner le moindre argument supplémentaire à son rival parisien dans une saison qui s’annonce explosive à tous les niveaux.