OM : Christophe Bouchet sort du silence sur le cas Rabiot et dévoile les coulisses

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Aricle écrit par Maxime Nauzit

Adrien Rabiot continue d’enflammer l’actualité de l’Olympique de Marseille en cette saison 2025-2026. Alors que son absence prolongée de l’effectif de Roberto De Zerbi fait couler beaucoup d’encre, un ancien visage bien connu des supporters olympiens prend la parole. Christophe Bouchet, président de l’OM de 2002 à 2004, s’est exprimé sur RMC dans l’émission Rothen s’enflamme, livrant un éclairage inédit sur une situation aussi explosive que complexe.

Une exclusion aux multiples facettes selon Bouchet

Dans une intervention sans langue de bois, Christophe Bouchet dépeint un contexte à double lecture, où les raisons sportives se mêleraient aux considérations stratégiques. Selon lui, l’éviction d’Adrien Rabiot de l’équipe première ne se limite pas à un problème disciplinaire ou lié à une quelconque amende impayée. Il évoque plutôt une tentative des dirigeants marseillais de redorer leur image interne, après une saison 2024-2025 jugée décevante.

« Quand on commence à devoir se justifier sur l’écartement d’un joueur du calibre de Rabiot, ce n’est jamais bon signe. Derrière les discours, il y a parfois autre chose… une opération de communication, une volonté de reprendre la main », analyse Bouchet. L’argument interpelle : face à une gestion parfois jugée opaque par les supporters, la direction de l’OM jouerait-elle une partie plus politique que sportive ?

Un parallèle intéressant peut être établi avec des situations vécues au PSG, notamment celle de Kylian Mbappé en 2023, écarté temporairement pour des raisons aussi floues qu’éminemment stratégiques. Ironie du sort, c’est précisément ce genre de gestion que l’OM tente de critiquer chez son rival historique parisien. Se retrouver en position similaire souligne le malaise.

Le rôle central des supporters et le tournant Ligue des Champions

Pour l’ancien président olympien, les supporters marseillais tiennent une part importante dans l’évolution de ce dossier. Partagés entre attachement au joueur et exigence de discipline, ils savent que Rabiot représente probablement l’un des meilleurs éléments à disposition de De Zerbi en vue de la Ligue des champions.

« Ils veulent voir du caractère, de l’engagement pour le maillot… Mais ils savent aussi que sans Rabiot, la densité du milieu de terrain s’effondre », souligne Bouchet, lucide sur l’équilibre fragile entre exigence et pragmatisme. Depuis le départ de Rongier pour la Bundesliga l’été dernier, Rabiot était censé porter le cœur du jeu marseillais. Son absence empêche l’OM de trouver des repères solides dans l’entrejeu.

Roberto De Zerbi, conscient de la tournure des événements, tente de recoller les morceaux. D’après Bouchet, « il appelle quasiment au secours en direction de Rabiot. Sans lui, le tableau est flou ; avec lui, le technicien italien peut rêver d’un printemps européen ». À l’orée de la double confrontation contre l’AS Roma en huitièmes de finale de Ligue des champions, le retour du tricolore pourrait être décisif.

Quelles conséquences sur l’avenir immédiat de l’OM ?

Derrière cette affaire se cache une question cruciale pour la suite de la saison 2025-2026 : comment l’OM peut-il ambitionner le podium en Ligue 1 et un quart de finale de C1 sans une stabilité autour de ses cadres ? L’affaire Rabiot, au-delà de sa dimension interne, illustre les limites de la gouvernance actuelle du club.

À l’instar de leurs rivaux du PSG, l’OM semble tiraillé entre exigence disciplinaire, pression de performance immédiate et nécessité de préserver une image publique forte. Si les dirigeants marseillais s’engagent sur le modèle parisien de gestion des conflits, cela pourrait nuire à l’identité d’un club historiquement fondé sur la ferveur, l’intégrité et la passion brute.

La suite ? Elle dépendra de la volonté d’Adrien Rabiot de renouer avec le collectif, mais aussi de la capacité du staff à concilier autorité et souplesse. L’été 2025, et les rumeurs autour d’un potentiel retour à la Juventus, refont surface. Une décision finale devra être prise rapidement. Sinon, l’OM risque de saborder ses ambitions, pendant que le PSG, de son côté, continue d’empiler les succès avec régularité en Ligue 1.

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