La Ligue des champions 2025-2026 s’annonce plus électrique que jamais, et l’Olympique de Marseille entre dans cette nouvelle ère avec ambition. L’UEFA vient de confirmer le maintien du format révolutionnaire instauré en 2024-2025 – un système qui redistribue les cartes pour les clubs européens, dont l’OM, le PSG, le Real Madrid et le FC Barcelone. Place à une compétition repensée, qui promet frissons et enjeux stratégiques cruciaux.
Un format de Ligue “européenne” maintenu et affûté
La réforme tant débattue de la Ligue des champions est donc là pour durer. Oubliées les traditionnelles phases de groupes à quatre équipes. Pour la deuxième saison consécutive, c’est un championnat unique à 36 clubs qui ouvre la compétition. Chacune des équipes disputera huit matchs face à des adversaires variés (tirés selon un système de niveaux), avec à la clé un classement général à l’issue de cette première phase.
Cette formule, critiquée lors de son lancement, a pourtant tenu toutes ses promesses : intensité des rencontres, affrontements entre géants européens dès les premières journées, multiplicité des affiches “premium”… et surtout une moyenne de 3,26 buts par match, un record selon les statistiques publiées par l’UEFA en février dernier.
Dans cette optique, l’OM, qualifié pour la compétition après une saison 2024-2025 palpitante en Ligue 1, devra se hisser dans le haut du classement pour éviter les barrages et marquer un vrai retour sur la scène européenne. En comparaison, le PSG – habitué des KO stages – devra lui aussi être vigilant, après avoir flirté avec l’élimination l’an passé en terminant neuvième.
Objectif Top 8 : un enjeu stratégique pour l’OM
La grande nouveauté pour 2025-2026 : le classement au terme de la phase de ligue devient encore plus décisif. Les huit premiers accéderont directement aux huitièmes de finale sans passer par les barrages. Mais ce n’est pas tout. Ces équipes auront également l’avantage de recevoir le match retour à domicile – un atout non négligeable, tant à l’Orange Vélodrome qu’au Parc des Princes.
Mieux encore, les quatre premiers du classement recevront tous leurs matches retour jusqu’en quarts de finale, et les deux premiers conserveront ce privilège jusqu’en demi-finale. Un système qui valorise la régularité dès les premiers matchs.
Pour l’Olympique de Marseille, cela signifie une pression et une intensité maximales dès septembre. Affronter des géants du calibre du Real Madrid ou du Barça pourrait aussi bien galvaniser qu’épuiser. Mais Igor Tudor – revenu sur le banc phocéen cette saison après l’intermède instable de 2024 – a montré dans ses premières conférences (source : L’Équipe, avril 2025) sa volonté d’approcher la compétition avec solidité, rotation maîtrisée et ambition européenne.
David Friio, directeur sportif de l’OM, a d’ailleurs affirmé dans un dossier publié par La Provence le 30 avril 2025 que « l’OM a le devoir de jouer cette Ligue des champions avec efforts, intelligence et rage. Ce n’est plus le moment de subir ».
Une rivalité avec le PSG plus vive que jamais
Dans ce contexte, les joutes européennes pourraient aussi raviver la guerre des nerfs entre Marseille et Paris. Le PSG, vexé par sa piètre prestation en phase de ligue la saison précédente, cherchera à réimposer sa domination. Mais l’OM, plus imprévisible que jamais, n’a pas dit son dernier mot.
Lorsqu’on repense aux chocs entre les deux clubs en Ligue 1, la perspective d’un duel en Ligue des champions prend une saveur toute particulière. Un OM-PSG européen ? C’est un rêve pour tout supporter marseillais, une crainte pour bon nombre de Parisiens. À la lumière du nouveau format, ce type d’affiche devient plus probable – mais aussi plus lourd de conséquences.
Le tirage au sort, prévu pour la fin août 2025, fixera les premiers jalons. Marseille sait désormais quoi viser : un Top 8 pour exister, un Top 4 pour dominer. Et un record de ferveur assuré à chaque soirée européenne au Vélodrome !