Après trois longues années d’absence sur la scène européenne, l’OM effectue son grand retour en Ligue des champions pour la saison 2025-2026. Plongés dans un groupe redoutable, les Phocéens devront jongler entre prestige, pression et performances s’ils veulent rallier les huitièmes de finale. Une campagne qui s’annonce explosive… et périlleuse.
Un groupe au goût de Ligue Europa… renforcé par des cadors
Pour cette édition si attendue, l’Olympique de Marseille débute son parcours dans un groupe relevé avec notamment le Real Madrid, l’Ajax Amsterdam, Newcastle, le Sporting Portugal, Union Saint-Gilloise, Atalanta et Bruges. Un format à huit journées issu de la réforme adoptée en 2024, où chaque club affronte huit adversaires différents, quatre à domicile et quatre à l’extérieur.
Dès la première journée, l’OM est confronté au mastodonte madrilène au Bernabéu (le 16 septembre à 21h). Un test grandeur nature pour les hommes de Roberto De Zerbi, nommés à la tête du club cet été. Avec une transition tactique vers un 4-2-3-1 plus agressif, Marseille devra répondre présent notamment dans la maîtrise de la possession et la capacité à défendre en bloc médian. Une mission qui s’annonce ardue face aux Galactiques emmenés par Jude Bellingham et Vinícius Jr.
Des rendez-vous cruciaux dès l’automne
Après Madrid, les rencontres s’enchaînent avec d’autres chocs décisifs : Ajax Amsterdam au Vélodrome (30 septembre), déplacement au Sporting Portugal (22 octobre), puis réception de l’Atalanta (5 novembre). Autant d’oppositions aux styles variés, entre pressing intense, force athlétique et rigueur tactique.
Les matchs face à Union Saint-Gilloise le 9 décembre et Bruges le 28 janvier apparaissent comme potentiellement décisifs dans la lutte pour la qualification – voire pour un ticket en barrages si les huit premières places leur échappent. Mais attention, aucune de ces équipes ne sera à sous-estimer. L’Union SG, surprise belge des dernières saisons, a déjà fait tomber plusieurs clubs du Top 10 européen.
Quel impact sur le duel à distance avec le PSG ?
Cette phase de groupes marquera aussi un nouveau chapitre dans la bataille à distance qui oppose l’OM au PSG. Alors que le club parisien, tenant du titre, vise le doublé européen, l’OM affronte des rivaux communs à Paris comme le Real Madrid, l’Ajax ou l’Atalanta. Le calendrier pourrait tourner très vite à une course de prestige entre les deux géants français. Suivre les performances marseillaises en Ligue des champions, c’est aussi observer comment le club tente de combler l’écart avec son adversaire éternel.
Sans les ressources colossales du PSG, Marseille mise sur l’intelligence collective, l’éclosion de jeunes talents (comme le milieu Ismaël Konaté) et une cohésion retrouvée sous De Zerbi. La Ligue des champions ne sera pas seulement une vitrine, mais aussi un révélateur des ambitions réelles sur la scène européenne.
L’objectif : exister en Europe, construire pour l’avenir
Alors que Pablo Longoria continue de renforcer méthodiquement l’effectif en équilibrant expérience et potentiel (les arrivées de Kephren Thuram et du buteur argentin Facundo Colidio en sont les preuves), cette campagne de Ligue des champions ne devra pas seulement être synonyme de prestige : elle doit être un socle.
Pour rivaliser en Europe régulièrement, l’OM devra à la fois performer sportivement et séduire économiquement ses investisseurs. Le parcours en C1 2025-2026 pourrait offrir au club une exposition bienvenue pour valider son nouveau projet… ou au contraire en révéler les limites à l’échelle continentale.
Alors, Marseille peut-il enfin conjurer ses vieux démons européens et faire trembler les cadors au plus haut niveau ? Le défi commence dès maintenant.