L’Olympique de Marseille a poursuivi son bon début de saison 2025-2026 en s’imposant logiquement face au Stade Brestois (2-0). Cette rencontre, disputée au Vélodrome sous une ambiance volcanique, aura surtout mis en lumière les failles défensives de Brest dénoncées par leur entraîneur, Éric Roy. Mais au-delà de la simple opposition du jour, c’est une démonstration de la montée en puissance de l’OM version Roberto De Zerbi, désormais bien installé dans le top 4 de Ligue 1. Focus sur une victoire marseillaise aux conséquences bien plus larges que le simple score final.
Les erreurs individuelles : le vrai tournant du match
Éric Roy, frustré et lucide, n’a pas mâché ses mots au micro de beIN Sports après le match : « Ça n’a pas suffi. On ne peut pas faire des erreurs aussi importantes, techniques, individuelles. Ça te condamne. » (source : beIN Sports). En effet, les deux premiers buts encaissés par les Brestois découlent directement de pertes de balle évitables et de fautes grossières dans la surface. Le pénalty concédé pour une main malencontreuse et un coup franc aux abords de la surface mal négocié ont offert à l’OM deux balles de break. Des errements qui font tâche dans l’élite, et qui plombent des Brestois déjà englués à la 18e place du championnat.
En face, les Marseillais n’ont pas eu à forcer leur talent pour capitaliser sur ces opportunités. Ismaïla Sarr ouvre le score avec sang-froid, tandis que Mattéo Guendouzi (ancien Parisien, ironie du sort pour les supporters marseillais) enfonce le clou d’un sublime coup franc sous la barre. Ce match, bien maîtrisé par l’OM, confirme néanmoins une chose : l’équipe phocéenne sait désormais punir les erreurs comme les grandes équipes savent le faire… à l’image du PSG de Luis Enrique en Ligue 1.
Un OM plus mature et opportuniste : un tournant dans la saison ?
Depuis sa prise de fonction début juillet, Roberto De Zerbi a métamorphosé cet OM. Plus discipliné, plus efficace et désormais serein dans la gestion des temps faibles. Contre Brest, l’OM n’a pas brillé dans le jeu flamboyant, mais a su verrouiller défensivement, à l’image d’un Balerdi solide et d’un Pau López rassurant sur sa ligne. Une solidité qui tranche avec les débuts de saison précédents souvent chaotiques.
Cette victoire permet à Marseille de prendre temporairement la troisième place, se détachant légèrement du peloton de chasse à l’Europe. Dans la course au podium, et donc vers la Ligue des Champions, chaque point compte, d’autant plus face à des équipes présumées inférieures. Les Phocéens évitent donc un piège classique de Ligue 1, là où leur grand rival parisien a parfois péché par suffisance lors de déplacements compliqués en Bretagne. La constance : voilà ce qui pourrait faire la différence au moment de laisser place aux bilans.
Rappelons que l’OM est engagé sur plusieurs fronts cette saison : Ligue 1, Coupe de France et Ligue Europa. Ce match est aussi un tournant psychologique avant la trêve internationale. Avec 4 victoires sur les 5 derniers matchs, Marseille fait le plein de confiance, pendant que Brest s’enfonce dans la tourmente.
Quelles perspectives pour la suite chez les deux clubs ?
Côté OM, De Zerbi continue de bâtir son groupe. Entre retour de blessure et montée en puissance des recrues estivales comme Brobbey ou Ito, l’hiver s’annonce chargé. Les Marseillais devront néanmoins se méfier d’un calendrier corsé à la reprise, avec notamment un choc contre Monaco et un déplacement périlleux à Toulouse avant le tant attendu OM – PSG prévu pour février au Vélodrome.
Chez Brest, l’urgence est tout autre. Éric Roy l’a dit très clairement : « Il faut récupérer physiquement. On a pas mal de lacunes à ce niveau-là. » (beIN Sports). Avec une attaque en berne et une défense friable, les Brestois devront profiter de la trêve pour remettre les compteurs à zéro et repartir avec un plan de jeu recentré sur la solidité et l’efficacité.
Match à deux visages donc, mais une conclusion limpide : l’OM a pris une vraie dimension cette année, là où les Brestois devront très vite se ressaisir… sous peine de voir leur maintien s’envoler aussi rapidement qu’un centre mal dégagé.