OM : Le pari risqué de De Zerbi avec Vermeeren suscite la polémique

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Aricle écrit par Maxime Nauzit

Un choix qui interroge. Une défaite cinglante. Et un entraîneur qui assume. La décision de Roberto De Zerbi d’aligner Arthur Vermeeren face à Nantes malgré une semaine d’entraînement très décevante a provoqué un véritable séisme au sein du vestiaire olympien. Alors que l’OM s’enfonce dans une crise de résultats en ce début de saison 2025-2026, ce choix cristallise toutes les tensions.

De Zerbi sous pression après OM – Nantes : un pari perdu

La défaite à domicile contre Nantes (0-2), sur la pelouse du Vélodrome, a fait très mal. Non seulement parce que l’OM affiche un visage méconnaissable après une intersaison pourtant ambitieuse, mais aussi parce que la copie rendue par les hommes de De Zerbi laisse planer un doute sérieux sur l’état d’esprit du groupe.

« On a mal commencé le match à 11 contre 11, sans énergie« , a reconnu l’entraîneur italien en conférence de presse, propos relayés par La Provence. Le coach ne se défausse pas, mais admet une crise mentale bien plus qu’un souci tactique : « Le foot, c’est l’énergie, la méchanceté, l’envie…« .

Et pourtant, c’est bien un choix purement humain qui fait débat : la titularisation d’Arthur Vermeeren. Le jeune milieu belge, déjà en difficulté depuis le début de saison, sortait d’une semaine d’entraînement moyenne. De Zerbi ne s’en cache pas : « Il a fait une mauvaise semaine, je lui ai parlé samedi, je lui ai dit que je le titulariserais quand même« . Résultat ? Une expulsion dès la première période et un OM qui s’écroule.

Faut-il faire confiance à l’instinct quand la performance sur le terrain et à l’entraînement ne suit pas ? Dans le contexte marseillais actuel, cette question devient cruciale.

Une gestion contradictoire du groupe qui alimente les critiques

La sortie de De Zerbi n’a pas seulement mis le projecteur sur Vermeeren. Elle a aussi révélé une certaine incohérence dans la gestion de l’effectif. Si le technicien italien accorde sa confiance à certains éléments malgré des signaux d’alerte, d’autres — comme Bakola ou Vaz — sont maintenus à l’écart faute d’implication suffisante à l’entraînement.

« S’ils ne jouent pas, c’est qu’ils ne sont pas en forme« , a martelé De Zerbi. Il affirme vouloir voir de la « faim » chez ses joueurs, de l’envie. Pourquoi alors offrir un passe-droit à Vermeeren ? Le risque d’envoyer un message contradictoire au reste du groupe est flagrant.

Cette dynamique instable pourrait avoir des conséquences désastreuses pour la saison. L’OM, engagé en Ligue 1 et en Ligue Europa Conference 2025-2026, ne peut pas se permettre un vestiaire fracturé. Alors que le PSG, plus que jamais favori pour le titre, caracole en tête avec un groupe ultra-discipliné et homogène, les Marseillais semblent piétiner dans leur propre gestion humaine.

C’est d’autant plus préoccupant que la pression s’intensifie du côté des supporters comme de la direction. Pablo Longoria, président de l’OM, observe attentivement les premières semaines de cette saison charnière, conscient que toute contre-performance risque de saborder le projet sportif du club.

Vermeeren, symbole d’une fracture entre envie et mérite

L’ancien prodige d’Anvers, recruté pour incarner l’avenir du milieu marseillais, peine à s’imposer. À 20 ans, il accumule déjà plusieurs performances très moyennes, et cette dernière sortie pourrait marquer un tournant.

En ne respectant pas la méritocratie à l’entraînement, De Zerbi a peut-être voulu protéger un jeune joueur en perte de repères. Mais dans un club aussi sous tension que l’OM, où les supporters exigent de la grinta et des résultats tout de suite, les états d’âme ne suffisent plus. Quand on voit la réussite d’un Warren Zaïre-Emery au PSG, brillant et méritant, on comprend mieux l’écart de culture exigée au plus haut niveau.

Le moment est venu pour De Zerbi de trancher : privilégiera-t-il la rotation fondée sur les performances et la dynamique collective, ou continuera-t-il à accorder un capital confiance risqué à certains profils ? Une chose est sûre : à Marseille, les états d’âme ne durent jamais longtemps. Place aux actes.

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