OM – Abdelli arrive : retour sur tous les Algériens passés par l’Olympique de Marseille

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Aricle écrit par Maxime Nauzit

Alors que l’Olympique de Marseille s’apprête à accueillir Himad Abdelli pour la saison 2025-2026, c’est tout un pan de l’histoire marseillaise qui refait surface. Du premier Fennec en 1940 jusqu’à Amine Gouiri cette saison, les joueurs d’origine algérienne n’ont jamais vraiment été absents du Vélodrome. Analyse d’une relation aussi passionnée que contrastée, dans un contexte où la rivalité PSG-OM donne une saveur particulière à chaque mouvement stratégique des Olympiens.

L’Algérie et l’OM : une histoire ancrée depuis les années 40

Tout commence dans les années 1940, bien avant l’indépendance de l’Algérie. Le tout premier joueur d’origine algérienne à porter le maillot de l’OM se nomme Ahmed Ben Bella. Bien plus qu’un simple footballeur, il deviendra le premier président de la République algérienne en 1962. La suite ? Une succession de profils souvent méconnus comme Bouchouk, Haddad ou encore Lekkak, évoluant dans un contexte politique et sportif complexe.

Il faut toutefois patienter jusqu’aux années 1980 pour que la présence algérienne redevienne significative avec Ali Bouafia (1987-1988), ouvrant la voie à Djamel Belmadi. Ce dernier incarne sans doute le lien le plus emblématique entre l’Algérie et Marseille. Ancien joueur du club, Belmadi a gagné ses galons d’icône nationale en guidant les Fennecs vers le sacre continental à la CAN 2019.

Mais c’est entre 2001 et 2005 que l’OM tient probablement son joueur algérien le plus emblématique : Brahim Hemdani. Défenseur central solide, capitaine à plusieurs reprises, il aura disputé 127 rencontres avec l’OM, s’imposant comme un cadre lors du parcours jusqu’à la finale de la Coupe de l’UEFA en 2004 face à Valence.

Des talents prometteurs, mais peu de vraies légendes marseillaises côté Fennec

Si les passages de Karim Ziani, Salim Arrache, Foued Kadir et Billel Omrani ont marqué les années 2000, ils n’ont pas laissé une empreinte indélébile. Le cas d’Ismaël Bennacer, aujourd’hui incontournable au Milan AC, aura été encore plus frustrant pour les supporters olympiens : jamais aligné en match officiel avec le club, son potentiel s’est révélé ailleurs.

En 2024, Amine Gouiri, fraîchement sélectionné par Belmadi, est le seul algérien de l’effectif marseillais. Bien utilisé sous les ordres de Roberto De Zerbi, il entame sa deuxième saison sur la Canebière dans le projet de Benatia, qui mise désormais sur un autre Fennec en devenir : Himad Abdelli. En pleine CAN 2025, où il brille avec les Verts selon Onzemondial, Abdelli débarque à Marseille avec une étiquette lourde : relancer le milieu de terrain marseillais, en panne d’inspiration depuis les départs successifs de Rongier et Guendouzi.

Abdelli, une arrivée stratégique dans le projet de Benatia

La signature imminente d’Abdelli s’inscrit dans la logique de reconstruction poursuivie par Medhi Benatia depuis sa nomination à la tête du projet sportif marseillais. Capable d’évoluer en relayeur ou meneur de jeu, l’ancien angevin de 25 ans complète parfaitement le schéma hybride prôné par De Zerbi. Il offre également une alternative technique dans les matchs fermés, notamment en Ligue Europa et durant les classiques face au PSG, où la qualité de passe et la vision de jeu pèsent dans la balance.

Cette rivalité historique entre Marseille et Paris ajoute une pression particulière sur les recrues marseillaises. À l’image de Amrabat ou Ugarte au PSG, l’OM attend d’Abdelli qu’il s’impose rapidement comme un métronome et qu’il fasse respecter le maillot ciel et blanc dans les grands rendez-vous. Déjà auteur de 5 passes décisives lors de la première partie de saison avec Angers, il semble armé pour assumer cette responsabilité.

Quel impact pour la saison 2025-2026 ?

Avec la CAN qui mobilise plusieurs joueurs au cœur de l’hiver, la profondeur d’effectif est cruciale. L’OM, en lice pour une qualification en Ligue des Champions et toujours engagé en Coupe de France, devra compter sur un Abdelli rapidement acclimaté. Sa capacité d’adaptation et son entente avec des profils comme Harit ou Veretout seront scrutées dès ses premiers matchs.

Enfin, sur le plan symbolique, il rejoint la liste des Algériens ayant marqué – ou tenté de marquer – le club phocéen. Dans une ville aussi connectée aux racines maghrébines, le lien entre Marseille et l’Algérie dépasse le cadre sportif. Après des décennies d’allers-retours entre promesses et désillusions, Abdelli a désormais l’opportunité d’inscrire son nom aux côtés des Hemdani et Belmadi. À lui d’écrire son propre chapitre.

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