Alors que la saison 2025-2026 bat son plein, le PSG et l’OM se retrouvent en ce mois de janvier pour disputer un Trophée des Champions très attendu. Une belle revanche s’annonce pour l’Olympique de Marseille après avoir terminé dauphin de Paris en Ligue 1 la saison passée. Un Classique délocalisé au Koweït, qui attise les convoitises, exacerbe les tensions, et fait naître un vrai défi sportif.
Un contexte inédit et une pression maximale pour l’OM
Cette édition hivernale du Trophée des Champions, programmée exceptionnellement en janvier 2026 en raison de la Coupe du monde des clubs l’été dernier, n’est pas un simple match de gala. Pour Roberto De Zerbi, en poste à la tête de l’OM depuis l’été 2025, c’est une première grande échéance dans un contexte délicat. L’Olympique de Marseille aborde cette confrontation avec une série de résultats en dents de scie en championnat.
Face au PSG de Luis Enrique, qui domine le football français depuis maintenant plusieurs saisons, De Zerbi joue gros. Il aligne une attaque inédite avec Amine Gouiri lancé titulaire en pointe, épaulé par Greenwood et Luis Henrique Paixão, dans un onze résolument offensif.
Du côté parisien, c’est un trio Kvaratskhelia – Doué – Dembélé qui fait saliver les supporters. Entre pression du résultat et prestige du Classique, l’enjeu dépasse le cadre du trophée.
Compositions officielles : le coup tactique tenté par De Zerbi
PSG : Chevalier – Zaïre-Emery, Marquinhos, Pacho, Mendes – Neves, Vitinha, Ruiz – Doué, Dembélé, Kvaratskhelia
OM : Rulli – Murillo, Balerdi, Medina – Weah, Kondogbia, Hojbjerg, Emerson – Greenwood, Gouiri, Paixão
De Zerbi bouscule la hiérarchie et surprend avec la titularisation de Gouiri en numéro 9, laissant Aubameyang sur le banc. L’entraîneur italien choisit aussi d’aligner Emerson Weah – particulièrement en vue depuis son arrivée – dans un rôle de piston droit, tandis que Kondogbia et Hojbjerg forment un axe solide au cœur du jeu.
Face à un Paris en configuration quasi-type, la bataille s’annonce rude. Notons la présence de Zaïre-Emery en défense centrale, une innovation tactique inédite de Luis Enrique, qui compense les absences liées à la Coupe du monde des clubs avec un onze très technique.
L’impact sur la dynamique de la saison marseillaise
Ce Trophée des Champions pourrait bien être un tournant pour l’OM. Une victoire face au rival parisien propulserait les Phocéens vers une seconde partie de saison plus sereine, avec la Ligue Europa et la Coupe de France à jouer. Une défaite, en revanche, pourrait fragiliser davantage un collectif encore en quête de repères.
Dans cette confrontation, plus que jamais, c’est la gestion des émotions et de l’intensité qui fera la différence. Avec un trident offensif jeune mais imprévisible, Marseille mise sur la vitesse et l’énergie pour contrer la maîtrise technique du PSG.
Le duel entre deux philosophies de jeu, celle très verticale et intense de De Zerbi face au contrôle méthodique de Luis Enrique, promet une opposition palpitante, digne de ce que représente un PSG – OM.
PSG – OM : bien plus qu’un Trophée, un symbole
La rivalité historique entre Paris et Marseille continue d’alimenter la passion des supporters. Dans un contexte où le PSG trône au sommet du football hexagonal, l’OM veut encore croire à sa chance. Ce Trophée des Champions 2025-2026, disputé sous les projecteurs du Koweït, montre à quel point ce Classique dépasse largement le cadre d’un simple match de préparation.
Pour De Zerbi et ses hommes, il ne s’agit pas seulement d’un trophée, mais d’un acte fondateur, un possible catalyseur pour la suite. Et pour Paris, rien d’autre qu’un premier titre en 2026 ne sera toléré.
Patrick Bastian – PuissanceMARSEILLE.fr