OM – PSG : Pourquoi le penalty sur Greenwood fait polémique, l’analyse d’un arbitre

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Aricle écrit par Maxime Nauzit

L’OM et le PSG ont livré un duel électrique en Trophée des Champions 2025, mais une décision arbitrale continue de faire parler d’elle : le penalty accordé à Mason Greenwood. Retour sur une action controversée qui a relancé une rencontre sous haute tension.

Un penalty qui change le cours du match

Alors que le PSG menait 1-0 face à l’OM, Thomas Léonard n’a pas hésité : penalty pour les Phocéens suite à un contact entre Lucas Chevalier, le portier parisien, et Mason Greenwood, star de l’attaque olympienne. Greenwood transforme et remet l’OM dans le coup. Une scène qui a immédiatement enflammé les réseaux et alimenté les débats, notamment du côté des supporters parisiens.

Problème : les ralentis ne sont pas aussi clairs que le coup de sifflet. Greenwood semble s’élancer et tomber avant même d’être touché. Chevalier, au mieux, frôle l’attaquant. Dans les colonnes du Parisien, l’ancien arbitre international Bruno Derrien tranche : « Pour moi ce penalty est sévère. Il y a un léger contact, mais Greenwood joue bien le coup. » (source : Le Parisien). Une déclaration qui ajoute une couche de complexité à une action qui aurait pu faire basculer la rencontre, remportée finalement par le PSG aux tirs au but.

Une VAR encore sous le feu des critiques

Derrien ne s’arrête pas à l’action elle-même. Il pointe du doigt un facteur clé dans cette polémique : l’absence d’intervention de la VAR. « À vitesse réelle, on a le sentiment que le gardien marseillais touche Greenwood, mais les ralentis montrent tout autre chose », analyse-t-il. Pourtant, la vidéo ne juge pas l’erreur suffisamment manifeste pour intervenir. Une décision qui remet en question le rôle de l’assistance vidéo dans les matchs à enjeu élevé.

« La VAR s’est mise à la faute », conclut Derrien avec ironie. Une phrase lourde de sens dans un contexte où chaque décision est scrutée, amplifiée par la rivalité OM – PSG. Car au-delà de la justice sportive, c’est un enjeu plus large qui se joue : la perception de l’équité dans le plus grand duel de France.

Greenwood, nouveau facteur X du système marseillais

Recruté avec ambition par l’OM pour cette saison 2025-2026, Greenwood confirme qu’il est bien l’homme des grands rendez-vous. Malin, tranchant, il provoque les fautes et déjoue les défenses. Même si ce penalty controversé suscite débat, il témoigne de l’influence grandissante de l’Anglais dans le dispositif mis en place par Roberto De Zerbi.

Avec 6 buts en 9 titularisations toutes compétitions confondues, l’ancien mancunien montre qu’il n’est pas simplement un coup marketing, mais un rouage essentiel dans l’attaque olympienne. Un vrai casse-tête pour les défenses, y compris celles du rival parisien.

Une décision qui résonne au-delà du Trophée des Champions

Si l’OM n’a pas remporté le Trophée des Champions, ce penalty soulève un enjeu plus large pour la Ligue 1 et les instances arbitrales. Quel est le seuil acceptable pour qu’une intervention de la VAR soit validée ? Est-elle encore un outil fiable dans les matchs à tension comme un OM – PSG ?

La réponse à ces questions est cruciale pour la suite de la saison. Car dans la course au titre – où le PSG et l’OM sont en concurrence directe – chaque point comptera. Et un penalty litigieux dans une confrontation directe pourrait, au printemps prochain, peser lourd dans le décompte final.

Ce match aura marqué les esprits, non seulement pour son scénario à rebondissements mais aussi par ce qu’il révèle des limites du système actuel. Une chose est certaine : entre Marseille et Paris, la moindre décision arbitrale restera toujours scrutée à la loupe.

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